Le milieu allemand Julian Draxler a ouvert la marque pour le Paris-SG lors du match de Ligue 1 à domicile contre Nice, le 13 février 2021
Par Alexis HONTANG / © 2021 AFP

Le Paris SG a battu Nice (2-1) pour reprendre provisoirement la tête de la Ligue 1, en ouverture de la 25e journée, mais sans Neymar ni Angel di Maria, il reste friable avant d’aller défier le FC Barcelone mardi.

Trois points et zéro blessé: le PSG a respecté sa feuille de route avant d’aller au Camp Nou.

Certes, il n’a pas atteint l’altitude souhaitée, en l’absence de Neymar, Di Maria et Marco Verratti, mais ce succès rebooste son moral.

Alors qu’il était question de retour de la “malédiction” à la suite des blessures coup sur coup de “Dima” et “Ney”, tous deux indisponibles pour le 8e de finale aller de Ligue des champions, Paris a retrouvé un début de normalité.

Des buts de Julian Draxler (23e) et Moise Kean (75e) ont permis de replacer le débat au niveau du terrain, là où le PSG réussit plutôt bien cette année, avec huit succès en dix rencontres.

Il monte même provisoirement à la première place (54 pts), en attendant les rencontres de Lille (54 pts) et Lyon (52 pts).

En y ajoutant l’absence de nouveaux pépins physiques, le compte est bon.

Mais Nice a rappelé aux Parisiens qu’ils étaient loin de leur “meilleure forme”, qu’imaginait atteindre l’entraîneur Mauricio Pochettino avant le Barça.

Les mots du technicien argentin, prononcés lors de son intronisation début janvier, se sont heurtés à la réalité d’une saison en montagnes russes du PSG, loin de leur altitude de croisière.

Bourde de Marquinhos

Les coéquipiers de Kylian Mbappé ont encore souffert, surtout en deuxième période. La relance ratée du capitaine Marquinhos, qui a permis à Rony Lopes d’égaliser (50e), a symbolisé ce long trou d’air qui a vu le “Gym” dominer.

Il a fallu l’aide salvatrice de la barre transversale, qui a repoussé la tentative d’Amine Gouiri (61e), et tout le talent de Mauro Icardi pour éviter le crash.

Le “Goleador” argentin a réussi une superbe remise pour Kean sur le but du 2-1. Il était déjà impliqué sur l’ouverture du score: c’est sa frappe déviée par le poteau que Draxler a prolongée dans les filets.

Relancé par Pochettino, Icardi a bien rendu à “Poche” la confiance qu’il lui a accordée. Grâce à lui, l’entraîneur aborde Barcelone libéré des soucis de la Ligue 1.

Mais il doit encore trouver la meilleure solution pour jouer sans Angel di Maria et Neymar, deux de ses créateurs les plus performants.

Kylian Mbappé, décalé sur la gauche, a hérité de responsabilités offensives accrues, forcément, mais l’ancien Monégasque a manqué de tranchant (20e, 39e).

La nouveauté a donc été de titulariser ensemble Kean et Icardi pour la première fois de la saison, l’Italien, positionné à droite, laissant l’axe à l’Argentin.

L’action du but de la victoire lui a donné raison. Mais l’absence d’occasions le reste du temps devrait encore l’interroger.

Comment animer le jeu ? La meilleure réponse sera certainement le retour attendu au Camp Nou de Marco Verratti, qui a raté Nice en raison de douleurs à une hanche.

Ou alors l’air du Camp Nou transcendera ses joueurs… dans cette saison si compliquée, tout sera bon à prendre pour le PSG.

L’entraîneur du Real Madrid, Zinédine Zidane, lors d’une conférence de presse, le 25 février 2020 à Madrid, à la veille du match de Ligue des Champions contre Manchester City
/ © 2021 AFP

Zinédine Zidane sur le banc des Bleus ? “L’équipe de France… Ça peut être un objectif, plus tard”, a déclaré “Zizou” samedi en conférence de presse, estimant qu’il y aurait “certainement une possibilité un jour”.

“Je l’ai déjà dit il y a dix ans, quand j’ai commencé à entraîner. Ça fera partie des choses qui seront certainement possibles un jour. Mais aujourd’hui je suis ici et c’est mon devoir de penser seulement à ce que je fais”, a dit Zidane avant le match du Real Madrid à Valence dimanche (16h15) en Liga.

“Pour le moment, je suis ici. Je profite de ce que je suis en train de faire ici. Dans le futur, on verra, on ne sait jamais. Mais tout mon esprit est ici au Real Madrid”, a insisté Zidane samedi.

“Ça fait presque 20 ans que je suis ici, le club m’a offert l’opportunité d’entraîner cette grande équipe et je profite chaque jour de cette chance. Ce qui se passera dans le futur, on ne sait pas. Personne ne sait s’il va changer de métier ou aller travailler ailleurs”, a conclu “ZZ”.

Vendredi soir sur RTL, dans le cadre de sa campagne pour les élections à la présidence de la fédération française de football (FFF) qui auront lieu en mars, Noël Le Graët (président depuis 2011) a déclaré avoir “de très bons rapports avec Zidane. À titre personnel, au moins. Si Didier (Deschamps) arrêtait, si j’étais encore en place, la première personne que je verrais, c’est Zidane”.

L’attaquante du Paris-SG, Marie-Antoinette Katoto, lors du match de D1 à domicile contre Lyon, le 20 novembre 2020
/ © 2021 AFP

L’attaquante Marie-Antoinette Katoto (Paris SG) et la milieu Oriane Jean-François (Paris FC), blessées, sont indisponibles pour le rassemblement de l’équipe de France féminine qui a débuté samedi, a annoncé la Fédération française (FFF) qui a convoqué à leur place la jeune Lyonnaise Melvine Malard.

“L’attaquante du Paris Saint-Germain est venue faire constater une blessure à une cuisse qui l’empêchera de participer au stage des Bleues” à Clairefontaine, écrit la FFF dans un communiqué, tandis qu’Oriane Jean-François souffre d’une cheville.

La sélectionneuse Corinne Diacre, qui avait appelé par précaution un groupe élargi pour ce rassemblement, a convoqué Malard (20 ans, 2 sélections) pour pallier ces absences. Cette dernière avait connu ses deux premières sélections en septembre.

Les Bleues sont rassemblées à Clairefontaine pour préparer la double confrontation amicale contre la Suisse programmée les 20 et 23 février à Metz. Ces deux rencontres ont remplacé au pied levé l’édition 2021 du Tournoi de France, annulé après que la Norvège et l’Islande avaient renoncé à y participer “en raison du contexte sanitaire”.

Le défenseur brésilien de Leverkusen, Wendell (g), et l’attaquant de Mayence, Karim Onisiwo, luttent pour le ballon lors du match de Bundesliga à Leverkusen, le 13 février 2021
/ © 2021 AFP

Le Bayern et Leipzig, en haut du classement de la Bundesliga, peuvent dormir tranquilles: leurs poursuivants multiplient les faux pas, comme Leverkusen et Dortmund samedi, contraints au nul par des équipes moins bien classées lors de cette 21e journée.

Leverkusen menait 2-0 contre l’avant-dernier Mayence à la 89e minute, mais a ensuite encaissé deux buts. Le Bayer, malgré un Moussa Diaby toujours aussi intenable, est provisoirement quatrième à 12 points du leader Munich, mais peut être dépassé dimanche par Francfort, qui reçoit le 14e Cologne (15h30).

Munich est en tête avec 48 pts et un match à jouer lundi contre le barragiste Bielefeld. Leipzig, vainqueur vendredi 2-1 de Augsbourg, suit avec 44 points, devant Wolfsburg (38 pts).

Bien loin de ces sommets, le Borussia Dortmund, seule équipe allemande de Ligue des champions en lice ce samedi, a sauvé in extremis le point du nul (2-2) après avoir été mené à domicile par Hoffenheim.

Edin Terzic, l’entraîneur bombardésans aucune expérience du haut niveausur le banc mi-décembre après le limogeage de Lucien Favre, n’a gagné qu’un seul de ses six derniers matches de championnat, et se trouve déjà sur la sellette deux mois à peine après son arrivée.

Dans cette atmosphère de crise, le déplacement mercredi à Séville, en huitième de finale de Ligue des champions, ne semble plus une priorité: pour sauver leur saison, et assurer leur avenir financier et sportif à moyen terme, les vice-champions d’Allemagne en titre doivent absolument terminer dans le top-4 pour se qualifier pour la lucrative Ligue des champions, un objectif qui paraît actuellement compromis.

L’équipe stagne provisoirement en sixième position, la dernière qualificative pour un strapontin en Ligue Europa, et sera dépassée dimanche par Mönchengladbach si les “Poulains” s’imposent contre Wolfsburg.

Comme souvent, le talent individuel de Jadon Sancho (1-0, 24e) et de Erling Haaland (2-2, 81e) a permis de sauver le minimum, mais l’équipe a une nouvelle fois donné l’impression d’être déséquilibrée, avec un milieu de terrain n’assurant pas le lien entre la défense et le secteur offensif. Et sans leaders capables de sonner la révolte dans les moments difficiles.

“On s’est battu, mais on n’a forcément bien joué, nous avons mis de la bonne volonté mais c’était un match un peu fou”, a estimé le défenseur central Mats Hummels.

“Nous sommes en progrès”, a-t-il cependant assuré, sans vraiment convaincre, “mais ça n’arrive pas du jour au lendemain, avec aucun entraîneur au monde”.

Les dirigeants, qui ont décidé de confier l’équipe à Terzic, l’ancien adjoint de Favre, jusqu’à la fin de saison, risquent de devoir rapidement repenser leur plan si l’amélioration promise ne se traduit pas très vite en résultats.

L’attaquant argentin de l’Atlético Madrid, Angel Correa (d), félicité par ses coéquipiers après avoir ouvert le score contre Grenade, lors de leur match de Liga, le 13 février 2021 à Grenade
/ © 2021 AFP

Lourdement diminué par les absences et les blessures, l’Atlético Madrid a maintenu la cadence en tête de la Liga en arrachant au métier la victoire (2-1) samedi face à une accrocheuse équipe de Grenade, et confirmé qu’il avait l’étoffe d’un champion d’Espagne.

Largement dominateurs en première période, les Colchoneros n’ont réussi à marquer qu’en deuxième un peu contre le cours du jeu: une astucieuse frappe masquée de Marcos Llorente (63e) leur a permis d’ouvrir le score, mais Grenade est immédiatement revenu grâce à Yangel Herrera (66e).

C’est l’Argentin Angel Correa qui a scellé la victoire sur un centre contré par Jesus Vallejo qui a fini sa course dans les filets andalous (75e).

Sans son grand espoir portugais Joao Felix, sans les attaquants français Thomas Lemar et Moussa Dembélé ni Hector Herrera (tous positifs au Covid-19), sans le taulier José Maria Gimenez et sans Kieran Trippier (suspendu), l’Atlético Madrid a trouvé les ressources pour s’imposer.

“Le plus important, ce que je retiens, c’est l’esprit rebelle, l’enthousiasme du groupe”, s’est réjoui Diego Simeone en conférence de presse d’après-match.

“Je veux souligner l’effort fourni. Certains sont venus jouer après 14 jours passés confinés à la maison à cause du coronavirus (comme Mario Hermoso)je sais ce que c’est. Ils ont tenu leur rang, et même mieux que ça”, a salué l’entraîneur.

Kondogbia en métronome

Les Colchoneros ont été très efficaces en contre, usant de la capacité de projection et de la vitesse d’exécution de Yannick Carrasco, de Marcos Llorente et de Luis Suarez en première période, avant d’être de plus en plus inquiétés par les joueurs de Grenade, notamment (et étonnamment) sur coups de pieds arrêtés.

Outre les buteurs du jour, parfaits adjudants des vedettes habituelles, un homme est sorti du lot côté madrilène : Geoffrey Kondogbia, l’ex-international français de 27 ans (désormais international centrafricain), arrivé de Valence en novembre, a été le chef d’orchestre de l’entrejeu madrilène, donnant le tempo du jeu grâce à ses passes appuyées vers l’avant.

L’Atlético enchaîne donc un dixième match sans défaite en Liga, après le nul concédé face au modeste Celta Vigo la semaine dernière (2-2). Son dernier revers remonte au 12 décembre dans le derby face au Real Madrid (2-0).

Une excellente opération pour maintenir la dynamique victorieuse à quatre jours d’un match en retard de Liga face à Levante (mercredi) qui pourrait lui permettre d’accroître son avance en tête du championnat, et surtout à dix jours de son choc en huitième de finale aller de Ligue des champions face à Chelsea (23 février).

Le gardien de but du Paris Saint-Germain, le Costaricain Keylor Navas, lors de la séance des tirs au but contre Lyon en finale de la Coupe de la Ligue, le 31 juillet 2020 au Stade de France à Saint-Denis
/ © 2021 AFP

Le gardien Keylor Navas, remis d’une blessure à un adducteur, retrouve sa place de titulaire au Paris SG, à l’occasion de la réception de Nice samedi (17h00), pour la 25e journée de Ligue 1.

Sans Neymar ni Angel di Maria, l’entraîneur Mauricio Pochettino a choisi d’aligner en attaque Moise Kean et Mauro Icardi, aux côtés de Kylian Mbappé, selon les compositions fournies par la Ligue (LFP).

A quatre jours d’aller défier le FC Barcelone en Ligue des champions (8e de finale aller), les choix du technicien argentin étaient très attendus.

Au milieu de terrain, où manque Marco Verratti (touché à une hanche), “Poche” a choisi de débuter avec Julian Draxler. Il s’agit de la première titularisation de l’Allemand en Championnat depuis le 24 octobre.

Troisième à deux points du leader Lille, le PSG doit s’imposer pour rester dans la course au titre.

Les Parisiens évolueront avec leur nouveau maillot “third” rose et violet, avec leurs noms écrits en mandarin, pour célébrer le nouvel an lunaire célébré en Asie.

Côté Nice, l’entraîneur Adrien Ursea a aligné le onze victorieux d’Angers (3-0) dimanche, avec en charnière centrale les jeunes William Saliba et Jean-Clair Todibo.

Composition des équipes:

Paris SG: NavasKehrer, Marquinhos (cap), Kimpembe, KurzawaDraxler, Paredes, I. GueyeMbappé, Icardi, Kean

Nice: BenitezPelmard, Todibo, Saliba, H. KamaraClaude-Maurice, Boudaoui, Lees-Melou (cap)R.L opes, Maolida, Gouiri

Le milieu de terrain de Liverpool, Mohamed Salah, abattu après la défaite (3-1) en Premier League, le 13 février 2021 sur le terrain de Leicester
/ © 2021 AFP

Les espoirs de qualification de Liverpool pour la prochaine Ligue des Champions en ont encore pris un coup samedi avec une défaite (3-1) à Leicester qui met sa quatrième place en grand danger.

Les Foxes dépassent provisoirement Manchester United avec 46 points et se positionnent en dauphins de Manchester City, à quatre longueurs des Citizens qui ont deux matches en moins.

Mais cette défaite est surtout très inquiétante pour les Reds qui sont maintenant à cinq points du podium, avec 40 unités, et n’ont qu’une longueur d’avance sur Chelsea et West Ham, qui reçoivent lundi deux mal classés, Newcastle et la lanterne rouge Sheffield United.

Liverpool n’a aussi que trois points d’avance sur son voisin Everton qu’il reçoit samedi prochain, mais les Toffees ont trois matches en moins qu’eux.

Cette défaite risque de laisser des traces dans les esprits des hommes de Jürgen Klopp, tant tout semble tourner en leur défaveur.

L’égalisation “a été un tournant capital du match”, a déploré le coach allemand au micro de BT Sport, alors que son équipe avait, jusque-là, réalisé une prestation solide.

“Ils sont devant nous au classement, mais sur le terrain, cela ne se voyait pas du tout. On était l’équipe dominante, on jouait le football qu’on voulait pratiquer, on arrivait à empêcher leurs contres, on a marqué un but vraiment beau, on a eu plus d’occasions… Mais dans notre situation il faut travailler dur pour marquer plus de buts”, a-t-i ajouté.

Le premier signe néfaste a été la blessure juste après la fin du premier quart d’heure de James Milner, qui va encore peupler une infirmerie qui affiche déjà complet.

Malgré cela le champion a produit une prestation plutôt encourageante, dominant le match et parvenant à peu près à maîtriser Leicester et ses contres tranchants.

Les Reds ont même cru avoir fait le plus dur sur une action de très grande classe du duo Roberto Firmino-Mohamed Salah.

Sur un centre de Trent Alexander-Arnold, le Brésilien a réalisé un enchaînement contrôle-râteau-talonnade pour Salah qui n’a eu qu’à ouvrir son pied en toute décontraction pour enrouler le ballon dans le petit filet sur la droite de Kasper Schmeichel (1-0, 67e).

Trois buts en sept minutes

L’Égyptien pouvait à juste titre s’incliner les mains jointes devant son coéquipier en signe de gratitude, mais ce but a semblé entraîner un relâchement coupable des Reds qui l’ont payé au prix fort en encaissant trois buts en sept minutes.

C’est d’abord un coup-franc rentrant de James Maddison, à l’extrême limite de la surface de réparation, qui est rentré sans que personne, surtout pas Alisson (déjà fautif au pied dans deux des quatre buts de City le week-end dernier) ne la touche (1-1, 78e).

Trois minutes plus tard, ce même Alisson, sorti de sa surface, et le Turc Ozan Kabak, la recrue de cet hiver en défense centrale, se sont télescopés, offrant le ballon à Jamie Vardy qui ne s’est pas fait prier pour aller marquer dans le but vide (2-1, 81e).

Quatre minutes plus tard, c’est une nouvelle largesse dans le marquage qui a permis à Harvey Barnes de se présenter devant Alisson et de le tromper du plat du pied pour porter le coup fatal (3-1, 85e).

Une victoire pas immérité pour un Leicester en grande forme, mais une défaite qui pose énormément de questions sur la capacité de rebond de Liverpool, engagé dans une spirale très sombre, alors que la Ligue des Champions se profile dès mardi contre Leipzig à Budapest.

Les Reds ne feront sans doute pas non plus l’économie d’une autocritique sur la condition physique de leurs joueurs au regard de l’épidémie de blessures qui les frappe et sur leur politique de recrutement qui leur offre assez peu d’options pour faire tourner.

L’attaquant italien Moise Kean donne la victoire au Paris-SG en marquant de la tête lors du match de Ligue 1 à domicile contre Nice, le 13 février 2021
/ © 2021 AFP

Déjà la tête à Barcelone? Sans Neymar et sans brio, le Paris SG a battu Nice 2-1 samedi pour la 25e journée de Ligue 1, rejoignant provisoirement Lille en tête sans se rassurer avant son choc européen face au Barça mardi.

Certes, la victoire est au rendez-vous pour les Parisiens, qui ont esquivé de nouvelles blessures et évité tout faux pas malvenu juste avant leur grand rendez-vous contre le FC Barcelone mardi soir en huitièmes de finale aller de Ligue des champions.

Mais l’équipe de Mauricio Pochettino a été longtemps malmenée par Nice au Parc des Princes, en dépit de l’ouverture du score de Julian Draxler, qui avait bien suivi après une tentative de Mauro Icardi sur le poteau (22e).

Sans Neymar (adducteur) ni Di Maria (cuisse), on attendait beaucoup les fulgurances de Kylian Mbappé. Ce dernier a signé quelques raids où il a fait admirer sa vitesse de course mais il n’est pas parvenu à mettre le PSG à l’abri (39e).

Et en seconde période, les Niçois en ont profité: Rony Lopes a d’abord expédié une frappe juste au-dessus puis, quelques instants plus tard, a fait mouche d’un tir puissant entré avec l’aide de la barre (50e) après une relance catastrophique du capitaine parisien Marquinhos. Pas très rassurant avant d’affronter Lionel Messi et consorts…

Les Azuréens auraient même pu prendre l’avantage si la tentative d’Amine Gouiri n’avait pas échoué sur la barre (61e), détournée par l’indispensable portier Keylor Navas.

En fin de rencontre, alors que Paris subissait, c’est Moise Kean qui a libéré son équipe d’une tête à bout portant sur une remise splendide et sans contrôle d’Icardi, impliqué sur les deux buts de son équipe (76e). Soit le 10e but cette saison en L1 pour l’attaquant italien et un gros soulagement pour Paris avant Barcelone…

Ce succès permet au PSG (54 pts) de rejoindre temporairement en tête Lille (54 pts), opposé dimanche à Brest (17h00). De son côté, Lyon (3e, 52 pts) pouvait prendre provisoirement les commandes au classement en cas de succès en soirée contre Montpellier (21h00).

L’attaquant brésilien du Paris-SG, Neymar, blessé lors du 32e de finale de la Coupe de France à Caen, le 10 février 2021
Par Alexis HONTANG / © 2021 AFP

Le Paris SG joue contre Nice samedi (17h00) en Ligue 1 son dernier match avant d’aller défier Barcelone en Ligue des champions. Pour l’entraîneur Mauricio Pochettino, c’est le moment de repenser sa stratégie, chamboulée par les absences de Neymar et Angel di Maria.

Toujours des blessures…

En quatre jours, entre la blessure de Di Maria (cuisse) et celle de Neymar (adducteur), le thermomètre du PSG a chuté bien en deçà du degré d’optimisme affiché en décembre.

Confiant au moment du tirage au sort, le club de la capitale sait désormais qu’il se rendra mardi au Camp Nou, pour le huitième de finale aller, sans deux de ses meilleurs créateurs.

Leurs indisponibilités ramènent le club deux ou trois ans en arrière, comme en 2018 ou 2019, deux éditions marquées par le forfait sur blessure de “Ney”… et une piteuse élimination, aux portes des quarts.

Les supporters craignent la répétition de ce mauvais film. “Le piège du cristal”, titre vendredi le quotidien sportif L’Equipe, en rappelant la fragilité du Brésilien.

Paris est-il maudit? C’est oublier que le Barça, aussi, a perdu récemment deux joueurs, le défenseur Sergino Dest et le milieu Miralem Pjanic. Mais le sextuple Ballon d’Or Lionel Messi, lui, devrait être présent mardi au Camp Nou.

Un plan à revoir

“Le foot, c’est un jeu collectif. Tu as besoin d’une équipe, d’un collectif, plus que d’un joueur ou l’autre.” Dès jeudi soir, Marquinhos a diffusé son discours rassurant de capitaine, au micro de France Bleu.

“(Neymar et Di Maria) sont deux joueurs importants, on reconnaît les qualités qu’ils ont, le pouvoir qu’ils ont de décider un match. (…) Il va falloir s’en sortir sans eux, nous on a besoin de cette victoire et de faire un bon match. Et c’est ce que l’on va faire!”, a-t-il lancé.

Mais comment? Si Pochettino a essayé plusieurs systèmes depuis son arrivée début janvier, Di Maria et Neymar ont toujours été là.

Le Brésilien et l’Argentin cumulent cette saison 18 buts et autant de passes décisives. En Ligue des champions, ils sont impliqués dans plus de la moitié des buts parisiens.

“On ne peut pas revenir en arrière. Il faut trouver des solutions, mais nous avons une équipe qui a de la qualité. J’ai une confiance absolue dans un effectif de presque 30 joueurs”, a expliqué vendredi “Poche” sans en dire plus sur ses intentions tactiques.

Il n’empêche que le technicien va devoir présenter à Barcelone un plan qu’il aura très peu rodé, si ce n’est 90 minutes face à Nice, 13e de L1.

Une solution verrait Marco Verratti, plutôt dévolu aux tâches défensives, évoluer dans un rôle de créateur, en soutien des attaquants. Le buteur Mauro Icardi débuterait dans l’axe, entre Pablo Sarabia et Kylian Mbappé, décalé à gauche.

Une dynamique à entretenir

Lors de sa présentation à la presse, début janvier, Pochettino insistait sur la nécessité “de construire”, pour “arriver à notre meilleure forme contre Barcelone”.

Sans Di Maria ni Neymar, il est acquis qu’il ne pourra pas aligner son équipe type.

Mais l’entraîneur a réussi à initier une bonne dynamique de résultats: avec sept victoires en neuf matches depuis son intronisation (une défaite, un nul), le PSG garde des standards élevés.

Un succès face aux Aiglons renforcerait sa confiance, et prolongerait une bonne habitude maison, puisque que les Parisiens n’ont plus perdu avant un 8e de Ligue des champions, depuis mars 2013, à Reims (1-0).

Paris doit aussi s’imposer pour ne pas laisser s’échapper le leader Lille, deux points devant lui, ou son dauphin Lyon, à une unité, dans la course ultra serrée au titre.

“C’est un match très important, Nice c’est notre priorité. Barcelone deviendra la priorité à partir de samedi 19h00. Notre responsabilité, c’est de gagner chaque match, dans chaque compétition”, a assuré le technicien.

“Sans Neymar, Paris reste très performant en Ligue 1 au vu la qualité de son effectif”, a concédé vendredi l’entraîneur de Lille Christophe Galtier. Il reste à le prouver, encore une fois.

L’entraîneur italien de Naples, Gennaro Gattuso, lors du match de Serie A face à l’Atalanta, à Bergame, le 10 février 2021
Par Anthony LUCAS / © 2021 AFP

Gennaro Gattuso sous forte pression: avec le soutien de ses joueurs à défaut d’un appui très démonstratif de ses dirigeants, l’entraîneur de Naples joue gros samedi (18h00) contre la Juventus Turin d’Andrea Pirlo, un ami dont il a tout intérêt à se méfier.

“Il a pris plus de baffes de ma part que de la part de son père”, s’amusait il y a quelques semaines Gattuso au sujet de Pirlo, comparant le duo qu’ils ont formé sous le maillot de l’AC Milan et de l’équipe d’Italie aux inséparables du cinéma italien Bud Spencer et Terence Hill.

Mais lors de la Supercoupe d’Italie, le 20 janvier, c’est Gattuso qui a dû encaisser le coup après une défaite amère (0-2) ayant plombé l’ambiance au Napoli.

Les nuages s’amoncellent depuis le début de l’année autour du Vésuve. A la Supercoupe perdue se sont ajoutées l’élimination en demi-finale de la Coupe d’Italie contre l’Atalanta Bergame (0-0, 1-3) et deux défaites gênantes en championnat, contre La Spezia (1-2) début janvier, et le Genoa (1-2) le week-end dernier, sans compter un autre faux-pas contre l’Hellas Vérone (1-3).

Naples a déjà perdu sept fois en vingt matches de championnat, ce qui fait beaucoup pour une équipe dont l’objectif prioritaire est l’une des quatre premières places qualificatives pour la Ligue des champions, objectif manqué la saison dernière (7e).

“Pleine confiance”

Tout reste évidemment encore jouable pour ce Napoli, actuellement 6e à seulement trois points de la quatrième place (avec un match de moins). Mais la dynamique actuelle inquiète avant de rencontrer coup sur coup la Juve samedi puis l’Atalanta le 21 février, deux concurrents directs.

S’il n’a pas été aidé par un calendrier démentiel (treizième match samedi en 42 jours) et l’absence de joueurs-clé (Osimhen, qui vient de reprendre, mais aussi Mertens, Koulibaly, Manolas, Ghoulam…), Gattuso est en première ligne.

En janvier, après la défaite contre Vérone, les noms de successeurs éventuels, dont Rafael Benitez, ont circulé. Et il a fallu attendre quelques jours avant que le président Aurelio De Laurentiis ne renouvelle sa “pleine confiance” à Gattuso, le 27 janvier dans un communiqué.

Pas suffisant néanmoins pour ramener la sérénité, Gattuso étant apparu très agacé juste après: il s’était dit las d’être “massacré” et de “prendre des claques tous les jours” malgré un bon classement, visant la presse mais aussi, semble-t-il, ses dirigeants.

“Capitaine du bateau”

Deux défaites et une élimination plus tard, la tension n’est évidemment pas redescendue autour de celui qui avait succédé en décembre 2019 à Carlo Ancelotti.

Et c’est désormais avec un certain fatalisme que Gattuso, 43 ans et déjà une demi-douzaine de clubs comme entraîneur au compteur, accueille les questions de la presse italienne sur son avenir, notamment en cas de revers contre la Juve.

“Je ne sais pas, demandez au club. Je suis le capitaine du bateau, et quand les choses vont mal, c’est normal, c’est le capitaine qu’on débarque”, a répondu mercredi l’entraîneur après la défaite à Bergame en Coupe d’Italie.

“Je ne me dis pas que c’est la dernière étape, ou l’avant-dernière, je dois travailler. Je suis entraîneur, ça peut se comprendre, je ne serai ni le premier, ni le dernier, mais j’ai le devoir d’essayer jusqu’au bout”, a-t-il ajouté.

A défaut d’un soutien très appuyé de son président, avec qui la communication semble réduite au strict minimum, Gattuso a toutefois pu compter cette semaine sur celui du directeur sportif Cristiano Giuntoli: “le club et les joueurs sont tous avec l’entraîneur (…) A la fin de l’année, on tirera des conclusions” de la saison, a-t-il assuré.

Gattuso aura bien compris le message qui, traduit en langage de Bud Spencer ou Terence Hill, ressemble fortement à un “quand faut y aller, faut y aller!”