L’entraîneur d’Angers Stéphane Moulin lors du match contre Lille, le 7 février 2020 au stade Raymond-Kopa, à Angers
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L’entraîneur d’Angers, Stéphane Moulin, a reconnu vendredi soir que les joueurs étaient affectés par les accusations d’agressions sexuelles contre le président du club, Saïd Chabane, même si la défaite 2-0 contre Lille relevait surtout de la supériorité de l’adversaire.

La mise en examen de Saïd Chabane mercredi après les plaintes de quatre salariés ou anciennes salariées du club “n’est pas une excuse. Mais les joueurs, le staff, tous les gens qui composent le staff ne sont pas des robots ni des machines. Evidemment que nous sommes affectés”, a déclaré M. Moulin à la presse après le match.

“Ce soir, je soutiens haut et fort les joueurs. On ne tire pas sur une ambulance”, a-t-il ajouté. “On touche à quelque chose de très sensible, il faut faire très attention de ne pas tomber dans l’émotion. Les joueurs sont épuisés, fatigués, moi avec. On est proches de notre président, le président est proche de ses joueurs et du staff et ça nous touche.”

Mais Lille n’était “pas le bon adversaire pour pouvoir espérer faire quelque chose compte tenu de tout ça”, a estimé l’entraîneur. “On est tombés sur une équipe qui nous est très largement supérieure (…). Je n’ai rien à reprocher aux joueurs, ils ont donné le maximum de ce qu’ils pouvaient donner.”

“On termine un cycle difficile. Sans minimiser, on vient de terminer 5 matches de championnat où on a fait 2 nuls, 3 défaites”, a-t-il rappelé.

“Il n’y a pas de crise sportive”, a poursuivi Moulin. “On va se ressourcer puis redémarrer un nouveau cycle à partir de lundi. Il nous restera 14 matches à disputer pour atteindre notre objectif.”