Sifflets visant Glen Kamara à Prague: “pas de preuve” de racisme selon l’UEFA

Le milieu finlandais Glen Kamara lors du déplacement avec les Glasgow Rangers sur la pelouse du Sparta, le 30 septembre 2021
/ © 2021 AFP

L’UEFA a refermé vendredi l’enquête disciplinaire réclamée par les Glasgow Rangers contre le Sparta Prague, en raison des sifflets qui avaient visé leur joueur Glen Kamara fin septembre en Ligue Europa sur la pelouse de la capitale tchèque.

Les investigations préliminaires “ont conclu qu’il n’y avait pas de preuve suffisante d’une conduite raciste ou discriminatoire lors de ce match pour ouvrir des poursuites disciplinaires contre le Sparta Prague”, indique l’instance européenne dans un communiqué.

Ce nouveau différend entre les deux clubs avait pris début octobre une tournure diplomatique, lorsque le ministre tchèque des Affaires étrangères Jakub Kulhanek avait annoncé sur Twitter qu’il comptait “convoquer” l’ambassadeur britannique “pour discuter de cette affaire”.

Conspué pendant tout le match de Ligue Europa remporté 1-0 le 30 septembre par le Sparta Prague, Kamara, né en Finlande de parents sierra-léonais, avait déjà été victime en mars dernier d’insultes racistes proférées par le défenseur du Slavia Ondrej Kudela lors d’un autre match de C3, ce qui avait valu à l’international tchèque d’être suspendu 10 rencontres.

En août, le milieu de terrain de l’AS Monaco Aurélien Tchouaméni avait quant à lui été la cible de cris racistes lors de la victoire des Monégasques à Prague face au Sparta, en match de qualification pour la Ligue des champions.

Sanctionné par l’UEFA, le Sparta Prague devait d’ailleurs jouer le match contre les Rangers à huis clos, mais l’instance du foot européen avait finalement autorisé la présence d’environ 10.000 supporters, dont la plupart étaient des enfants.

L’avocat de Glen Kamara, Aamer Anwar, avait accusé dans un communiqué Prague d’avoir “un sérieux problème avec le racisme”. “Comme d’habitude, l’UEFA est invisible”, avait ajouté le conseil du joueur.

Ces accusations de racisme avaient suscité l’ire du Sparta Prague et des autorités tchèques.

Dans un communiqué, le club avait qualifié les déclarations d’Aamer Anwar de “désespérantes”. “Arrêtez d’attaquer nos enfants”, avait lancé le club: “Il est totalement incroyable qu’après un match, des enfants innocents soient ciblés par des attaques et accusés de manière infondée d’être racistes”.