Le président de l’UEFA, le Slovène Aleksander Ceferin, en conférence de presse, le 7 février 2019 à Rome
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Interpellée après les cris de singe contre les joueurs anglais noirs lors de Bulgarie-Angleterre, l’UEFA a assuré mardi qu’elle était “déterminée à tout faire pour éliminer” le racisme du football, soulignant que ses sanctions étaient “parmi les plus sévères”.

Londres a demandé mardi à l’UEFA des “punitions fermes” et de “se débarrasser une fois pour toutes” du racisme dans les stades.

Une frange du public présent à Sofia lors de la victoire de l’Anglettre (6-0), en match de qualification à l’Euro-2020, s’en est pris verbalement aux joueurs noirs de l’équipe d’Angleterre. A deux reprises, le match a dû être interrompu.

Dans un communiqué, le président de l’UEFA, le Slovène Aleksander Ceferin assure que l’UEFA est “déterminée à tout faire pour élimininer cette maladie du football”.

L’UEFA, a encore insisté son président, “est la seule instance dans le football à bannir des joueurs pour dix matches pour comportement raciste, la sanction la plus sèvère existant dans le football”.

En août, Kostiantyn Makhnovskyi, gardien de but ukrainien du club letton du FK Ventspils, a écopé de dix matches de suspension pour “comportement raciste” lors d’un match de tour préliminaire de Ligue Europa disputé le 1er août sur le terrain de Gzira United FC (Malte).

Un joueur belge de futsal, Omar Rahou, a lui aussi écopé de dix matches de suspension en 2014, pour avoir effectué à plusieurs reprises “une quenelle”, geste controversé en forme de salut nazi inversé popularisé par le polémiste français Dieudonné, durant un match de l’Euro face à la Roumanie.

Les sanctions infligées par l’UEFA “sont parmi les plus sévères dans le sport, à la fois pour les clubs et les fédérations”, en cas de comportement raciste des supporteurs, a-t-il encore indiqué.

Pour une fédération, la sanction “minimum” est un huis clos partiel du stade, une sanction qui représente un manque à gagner “d’au moins plusieurs centaines de milliers d’euros” et “stigmatise les supporters”.

Récemment, la commission de discipline de l’UEFA a ainsi condamné la Hongrie et la Roumanie à disputer un match à huis clos en raison de comportements racistes d’une partie de leurs supporters.

Pour le président de l’UEFA, “la famille du football doit travailler avec les gouvernements et les ONG pour déclarer la guerre contre les racistes”.

Mais “les fédérations de football ne peuvent pas régler le problème seules. Les gouvernements doivent aussi faire plus”, a-t-il ajouté.