Cible de cris racistes, l’attaquant anglais Marcus Rashford marque contre la Bulgarie au stade Vassil-Levski, le 14 octobre 2019 Ă  Sofia
/ © 2019 AFP

Le problème du racisme dans les stades de football doit ĂŞtre traitĂ© par les ligues nationales plutĂ´t que les instances internationales, a estimĂ© vendredi l’association European Leagues qui regroupe une trentaine de ligues de football professionnelles europĂ©ennes.

“Il faut que les acteurs locaux, les ligues, les fĂ©dĂ©rations, les associations de supporters et les forces de l’ordre collaborent. C’est difficile pour une organisation internationale d’avoir prise lĂ -dessus”, a jugĂ© le prĂ©sident de EL Lars-Christer Olsson, quelques jours après les incidents racistes qui ont Ă©maillĂ© un match Ă©liminatoire pour l’Euro 2020 en Bulgarie et qui visaient les joueurs noirs de l’Ă©quipe d’Angleterre.

“On doit avoir des mesures de sĂ©curitĂ© contre ce type de comportement dans les tribunes et des mesures qui montrent que l’on prend le problème au sĂ©rieux”, mais “gonfler les sanctions”et notamment les huis-clos partiels ou completsn’est pas une façon efficace de lutter contre le phĂ©nomène, a-t-il assurĂ©.

Une tribune de 5.000 places du stade Vassil-Levski de Sofia, oĂą s’est dĂ©roulĂ© le match Bulgarie-Angleterre, Ă©tait dĂ©jĂ  frappĂ©e d’un huis-clos partiel pour ce match en raison d’insultes racistes profĂ©rĂ©es lors de la rencontre contre le Kosovo en juin.

Ă€ la suite des dĂ©bordements de lundi, le prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration bulgare de football, Borislav Mihaylov, a prĂ©sentĂ© sa dĂ©mission qui devait ĂŞtre discutĂ©e vendredi par un comitĂ© exĂ©cutif de l’instance et l’UEFA a ouvert une nouvelle procĂ©dure disciplinaire contre la Bulgarie.

“L’UEFA organise des compĂ©titions internationales et n’a pas Ă©normĂ©ment d’options, donc c’est comprĂ©hensible qu’elle ferme des tribunes au match suivant. Mais au niveau national, l’approche doit ĂŞtre diffĂ©rente, car c’est un problème de sociĂ©tĂ© que le football seul ne peut pas rĂ©soudre”, a martelĂ© M. Olsson.

Il a pris pour exemple le travail effectuĂ© en Suède avec les associations de supporters. “Il n’y a plus de discriminations dans les stades ni de violences. On a encore quelques problèmes sur les engins pyrotechniques, mais plus avec les autres mauvais comportements” a-t-il assurĂ©.

Les actions d’Ă©ducation doivent aussi viser les joueurs “pour qu’ils se comportent correctement les uns envers les autres et ne provoquent pas” les dĂ©bordements hors du terrain, a-t-il complĂ©tĂ©.