Qualifs Mondial-2022: Championne d’Europe, l’Italie retrouve tifosi et pression

Les joueurs italiens après leur victoire sur l’Angleterre en finale de l’Euro le 11 juillet 2021 à Wembley
/ © 2021 AFP

L’Italie championne d’Europe retrouve le terrain, jeudi à Florence contre la Bulgarie, sur la route du Mondial-2022, une soirée pour célébrer avec ses tifosi le sacre à l’Euro mais aussi redécouvrir la pression d’être l’équipe à battre.

Quelques semaines après avoir ramené à Rome la Coupe d’Europe, chipée aux Anglais sur leur pelouse de Wembley le 11 juillet, l’Italie peut réussir un autre exploit jeudi (20h45): égaler le record d’invincibilité d’une équipe nationale.

Le record en la matière est de 35 matches, établi par l’Espagne entre 2006 et 2009. Le Brésil en a aligné autant, entre 1993 et 1996, mais avec un revers aux tirs au but en finale de la Copa América 1995.

La Nazionale de Roberto Mancini, invaincue pendant l’Euro (cinq victoires, deux nuls en demie et finale), en compte elle désormais 34, depuis une défaite contre le Portugal (0-1) en septembre 2018.

Pour entrer dans l’histoire, elle doit donc encore passer les deux prochains obstacles: la Bulgarie, jeudi à Florence, paraît le plus simple; la Suisse, revancharde après le 3-0 subi à Rome à l’Euro, le sera sans doute moins dimanche à Bâle.

Le double duel contre la Suisse s’annonce comme le juge de paix dans le groupe de qualifications au Mondial-2022, où les deux pays ont pour le moment fait un sans-faute (trois succès en trois matches pour les Azzurri, deux sur deux pour la Nati).

Donnarumma retrouve le terrain

A Florence, l’Italie tentera d’éviter la faute de goût pour les retrouvailles avec ses tifosi (19.000 spectateurs attendus).

Pour célébrer le titre avec eux, Roberto Mancini a rappelé tous les champions d’Europe, parmi lesquels ne manqueront que les deux blessés du moment: Leonardo Spinazzola (rupture du tendon d’Achille pendant l’Euro) et Andrea Belotti (péroné).

Mais gare à l’excès de confiance, a prévenu le sélectionneur au centre technique de Coverciano, où est exposée ces jours-ci la Coupe d’Europe.

“Il va falloir être attentifs, dans la mesure où nous allons rencontrer des joueurs qui ont déjà disputé huit ou neuf matches (deux seulement en Italie, NDLR)”, souligne celui qui n’a pas oublié que l’Italie avait raté la qualification au Mondial-2018, une absence inédite depuis 1958…

“Maintenant, le plus dur commence, l’Italie n’est plus une surprise”, a confirmé Jorginho, désigné la semaine dernière joueur UEFA de la saison après ses succès en Ligue des champions avec Chelsea puis à l’Euro.

“Nous sommes heureux de ce qu’on a fait, mais on doit toujours rester humbles. A peine tu baisses la garde qu’arrivent les mauvaises nouvelles et on va essayer de rester humbles, même si les autres équipes vont essayer de nous battre”, a-t-il ajouté.

L’absence de Belotti devrait offrir l’occasion de se montrer à quelques jeunes ayant manqué l’Euro de peu: Moise Kean, qui vient de signer à la Juventus, Nicolo Zaniolo, de retour de deux graves blessures au genou avec l’AS Rome, Gianluca Scamacca, puissant attaquant de Sassuolo.

Gianluigi Donnarumma, sur le banc au Paris SG actuellement, va lui lancer sa saison, avec son tout premier match depuis la finale de l’Euro.