Les joueurs du Paris-SG Ă  l’entraĂ®nement, Ă  Saint-Germain-en-Laye, le 10 dĂ©cembre 2019
Par Alexis Hontang, avec Kenan Augeard à Linas / © 2020 AFP

Le Paris SG dĂ©marre chez les amateurs de Linas-MontlhĂ©ry (R1), dimanche (20h55) en 32e de finale de Coupe de France, un marathon de potentiellement 14 matches en sept semaines, au coeur d’un mois de janvier qui a souvent montrĂ© qu’il manquait de souffle.

En 2018, le “penaltygate” entre Edinson Cavani et Neymar a mis au jour des failles au sein du groupe parisien, qui a fini par s’Ă©crouler en 8es de Ligue des champions. L’an passĂ©, l’Ă©limination prĂ©maturĂ©e en Coupe de la Ligue contre Guingamp et la blessure du BrĂ©silien ont pourri la suite de sa saison.

Le PSG aborde aujourd’hui la pĂ©riode de tous les dangers pour lui, au milieu d’un calendrier monstre qui mettra ses ressources Ă  l’Ă©preuve.

Avec le 8e de C1 Ă  Dortmund le 18 fĂ©vrier, l’Ă©quipe de Thomas Tuchel peut disputer quatorze rencontres en sept semaines, si elle passe ses tours de coupes. Soit un match tous les trois jours, Ă  un rythme de basketteur de la NBA.

“Comme nous avons un grand groupe cette saison, on a la possibilitĂ© de gĂ©rer les minutes entre dimanche et mercredi (contre Saint-Etienne en quart de Coupe de la Ligue). Mais on joue deux fois contre Monaco en L1 ensuite, donc c’est aussi nĂ©cessaire de trouver un rythme (…) Le match de Dortmund, c’est pour le moment trop loin”, a concĂ©dĂ© Tuchel vendredi.

S’il a ratĂ© le test ces deux dernières annĂ©es, Paris a tout pour rĂ©ussir en 2020, l’annĂ©e du cinquantenaire du club. Pour le moment, les joueurs de la capitale bĂ©nĂ©ficient de circonstances Ă  leur avantage, comme le fait de tomber sur l’un des “Petit Poucet” de Coupe de France et de le rencontrer Ă  Bondoufle, dans l’Essonne, tout près de chez eux.

Derniers de Ligue 1 Ă  avoir repris l’entraĂ®nement après les fĂŞtes, jeudi, les coĂ©quipiers de Kylian MbappĂ© espèrent poursuivre leur remise en route face Ă  ces pensionnaires de 6e division qui, eux, se prĂ©parent au match de leur vie.

Le PSG face Ă  ses fans

Mais le leader de la poule B de RĂ©gional 1 de la Ligue Paris-Ile de France, plus connu pour avoir Ă©tĂ© l’un des clubs formateurs du Bleu Tanguy NdombĂ©lĂ©, fait face Ă  un dilemme, car la plupart de ses joueurs, ainsi que son entraĂ®neur, sont des fans du PSG…

“Les joueurs qu’on supporte toute l’annĂ©e, de jouer contre eux, forcĂ©ment, c’est quelque chose de bizarre”, admet l’entraĂ®neur StĂ©phane Cabrelli, abonnĂ© au Parc des Princes.

Le PSG, version qatarienne, n’a jamais perdu contre une Ă©quipe de division infĂ©rieure. Il faut remonter Ă  2009, Ă  Rodez (alors en 3e division), ou en 1997 Ă  Clermont (4e), pour trouver la trace d’un accident face Ă  un “petit”.

Sa dynamique est d’ailleurs très bonne, avec six victoires consĂ©cutives, dans un nouveau système offensif très prometteur avec Neymar, Mauro Icardi, MbappĂ© et Angel di Maria, mĂŞme s’ils devraient ĂŞtre mĂ©nagĂ©s dimanche, de retour de leurs vacances au soleil.

Ce qui tracasse l’entraĂ®neur parisien, c’est plutĂ´t la gestion des blessures, une problĂ©matique qui le prĂ©occupe depuis le dĂ©but de la saison. TouchĂ©s avant la trĂŞve, les dĂ©fenseurs Thiago Silva, Presnel Kimpembe et Abdou Diallo ont dĂ©clarĂ© forfait.

Mais “tous les autres sont prĂŞts”, a indiquĂ© Tuchel. Une bonne nouvelle pour le technicien, qui aura besoin de tout le monde pour passer la tempĂŞte de janvier.