Le dĂ©fenseur français du Paris Saint-Germain French Presnel Kimpembe sur l’attaquant de Galatasaray en match de poules de Ligue des champions, le 1er octobre 2019 Ă  Istanbul.
Par Yassine KHIRI / © 2019 AFP

GuidĂ©e par “O monstro” Thiago Silva, la dĂ©fense parisienne a enfin retrouvĂ© son “maestro”: Presnel Kimpembe, revenu en forme après une dernière saison compliquĂ©e et une pubalgie, a su rebondir pour offrir au PSG des dĂ©buts parfaits en Ligue des champions, avant le dĂ©placement Ă  Bruges, mardi (21h00).

Deux “clean sheets” face Ă  l’ogre Real Madrid (3-0), et Galatasaray devant son bouillant public (1-0), ont suffi Ă  faire oublier sa main fatale dans les derniers instants du 8e de finale retour contre Manchester United (dĂ©faite 3-1), en mars dernier.

De retour sur les terrains après une opération de sa pubalgie fin mai, le champion du monde français (24 ans) a retrouvé son meilleur niveau après avoir connu la pire saison de sa carrière.

Très convaincant dès sa première titularisation contre le Real fin septembre au Parc des Princes, “Presko” n’a cessĂ© d’enchaĂ®ner les prestations de haut niveau. Hormis le couac contre Reims (dĂ©faite 2-0) en Ligue 1, oĂą il avait hĂ©ritĂ© du brassard de capitaine.

“Personnellement, je sais me remettre en question. Ma dernière saison n’Ă©tait pas bonne. Je suis un compĂ©titeur, donc ça me tenait Ă  cĹ“ur de revenir au niveau. Cela a forgĂ© mon caractère”, a-t-il confiĂ© jeudi en confĂ©rence de presse, avant le succès Ă  Nice (4-1) en championnat.

“A coeur de revenir au niveau”

Et il en fallait pour se remettre d’une fin d’exercice 2018/2019 cauchemardesque sur tous les plans.

Le 12 fĂ©vrier, il marquait pour la première fois sous les couleurs de son club formateur, lors du 8e de finale de C1 aller face Ă  “ManU” (2-0). Mais au retour, sa main dans la surface dans les derniers instants du match a prĂ©cipitĂ© une nouvelle “remontada” fatale…

DiminuĂ© par ses douleurs et un moral au plus bas après cet Ă©nième fiasco europĂ©en, il avait enchaĂ®nĂ© les bourdes, Ă  l’image de son but contre son camp contre Rennes (2-2, 6-5 t.a.b.) lors de la finale perdue en Coupe de France.

Six mois plus tard, Kimpembe s’est enfin hissĂ© Ă  la hauteur de ses nouveaux statuts: celui de champion du monde et de taulier du PSG. Comment ? Grâce Ă  une prĂ©paration estivale, aussi nĂ©cessaire qu’exigeante.

“La mienne a Ă©tĂ© particulière et plus longue. L’objectif est atteint, il fallait que je revienne bien physiquement et je le ressens”, a-t-il savourĂ©.

Au point d’Ă©teindre rapidement la concurrence d’Abdou Diallo, recrutĂ© cet Ă©tĂ© Ă  son poste, et de faire son retour en Ă©quipe de France lors du dernier rassemblement, profitant notamment des absences de Samuel Umtiti et Aymeric Laporte.

Dernier rescapĂ© chez les “titis”

“C’est un objectif d’ĂŞtre un titulaire indiscutable (en club), c’est normal quand on est un compĂ©titeur. Cela me tient aussi Ă  cĹ“ur chez les Bleus, mais chaque chose en son temps. Ça reste dans un coin de ma tĂŞte et je travaille pour ces objectifs”, a-t-il dĂ©clarĂ©, alors que l’Euro-2020 se profile cet Ă©tĂ©.

A Paris, le “titi” parisien fait figure de rescapĂ© depuis la vente massive des talents issus de la formation parisienne cet Ă©tĂ©. Avec les responsabilitĂ©s que cela implique.

Après Adrien Rabiot (Juventus Turin), Moussa Diaby (Bayer Leverkusen), Christopher Nkunku (RB Leipzig), ou encore Timothy Weah (Lille), même Alphonse Aréola (Real Madrid), pourtant champion du monde comme lui, a été poussé vers la sortie !

Seul les jeunes Adil Aouchiche (17 ans) et LoĂŻc Mbe Soh (18 ans), membres de la nouvelle vague, ont connu du temps de jeu cette saison.

“Avoir des +titis+, ça fait toujours plaisir. Mais c’est compliquĂ©, il n’y a pas la place pour tout le monde, a prĂ©venu Kimpembe. Donc j’essaye de les guider comme on l’a fait avec moi. Il y a des pĂ©riodes difficiles, c’est normal dans la vie d’un +titi+. Il faut qu’ils s’accrochent.” Presnel “le grand frère” a montrĂ© l’exemple.