PSG féminin: Diallo et Hamraoui “opérationnelles”, assure Ollé-Nicolle

Kheira Hamraoui avec le PSG contre les Chicago Red Stars lors d’un tournoi amical de pré-saison à Louisville, dans le Kentucky, le 21 août 2021
/ © 2022 AFP

Kheira Hamraoui et Aminata Diallo, “opérationnelles”, postulent pour la rencontre du Paris SG féminin dimanche (14h30) à Dijon en Coupe de France, a indiqué vendredi l’entraîneur Didier Ollé-Nicolle, déterminé à ne “plus subir” l’affaire à laquelle les deux joueuses ont été mêlées.

Les deux milieux de terrain n’ont pas repris la compétition depuis la violente agression dont a été victime Hamraoui début novembre, une affaire non résolue pour laquelle la seconde a été entendue en garde à vue, avant d’être relâchée sans aucune charge retenue contre elle.

“Elles ont eu des petits bobos de reprise avant la trêve”, mais désormais “on peut considérer qu’elles sont opérationnelles”, a affirmé Ollé-Nicolle durant une conférence de presse en ligne.

Si elles peuvent prétendre “comme tout le monde” à une place parmi les 16 joueuses qui seront convoquées en 16es de finale de Coupe, “il ne faut pas non plus oublier que l’une et l’autre n’ont pas joué depuis deux mois et demi”, a-t-il nuancé, rappelant qu’en leur absence, “des joueuses ont fait le job, notamment des jeunes”.

“Avec du recul, je peux vous dire que ç’a été perturbant pour les filles concernées et pour le groupe, tout le monde y a laissé des plumes”, a poursuivi l’entraîneur, désireux de tourner la page. “Il faut rester sur le qui-vive, rien n’est réglé sur le plan judiciaire. Mais je considère que tout le monde repart sur un pied d’égalité” d’un point de vue sportif.

“On a subi les événements. Aujourd’hui je ne veux plus subir comme entraîneur, que ce soit de la part du PSG, de la justice ou de l’extérieur”, a ajouté le technicien, arrivé en début de saison sur le banc des touches des championnes de France en titre.

L’ancien entraîneur d’Orléans et du Mans, notamment, assure que le groupe encaisse sans secousse le retour des deux joueuses, malgré les tensions internes que cet événement “très perturbateur” a pu causer.

“Tout le monde doit travailler et s’entraîner avec tout le monde, tout le monde doit faire des efforts. C’est là aussi qu’en terme de groupe on va voir notre capacité à dépasser le truc”, a-t-il exposé, en évoquant une première semaine de reprise “très normale”. “Quelqu’un venant de l’extérieur, qui ne connaît pas l’affaire et assiste à l’entraînement, je le mets au défi de voir qu’il y a eu quoi que ce soit.”