Partie fine dans un stade en Norvège: un joueur licencié, une démission et dix avertissements

Le club de Brann SK a licencié l’un de ses joueurs et averti dix autres pour des ébats sexuels dans son stade à Bergen
/ © 2021 AFP

Le club norvégien de première division de Brann SK a annoncé vendredi avoir licencié l’un de ses joueurs et averti par écrit dix autres en raison d’ébats sexuels organisés dans l’enceinte même du stade à Bergen.

Un autre joueur a démissionné à la suite cette partie fine qui s’est déroulée le 10 août et a provoqué un scandale en Norvège, au point que l’équipe a été conspuée par ses propres supporters lors d’un récent match à domicile.

Selon divers médias locaux, ce jour-là douze joueurs du club sont sortis dîner, sont passés par une boîte de nuit puis ont terminé au stade en compagnie de sept femmes.

Des caméras de sécurité ont alors filmé les joueurs en plein ébats sexuels dans les vestiaires et même sur le terrain.

“Le club a travaillé intensément pour faire la lumière sur les très graves agissements de douze de nos joueurs”, a communiqué le club de Brann, basé à Bergen. “Car il y a aussi beaucoup de rumeurs et de spéculations qui circulent”, ajoute le texte.

Ces investigations ont montré “une violation des règles générales, des restrictions liées au coronavirus et du comportement que nous attendons raisonnablement de nos joueurs”, continue le club.

“Nous avons donc décidé de licencier l’un de nos joueurs et avons adressé à dix autres de sérieux avertissements écrits”, indique le directeur général Vibeke Johannesen.

Le milieu de terrain Kristoffer Barmen, âgé de 28 ans, présent au club depuis qu’il a 10 ans, a été licencié pour son “rôle clé” au cours de la soirée.

Son avocat, Eirik Monsen, a déclaré que son client était surpris par la sanction et estimait être “traîté injustement”.

Le joueur démissionnaire est le gardien danois Mikkel Andersen qui a préféré retourner dans son pays après que lui et sa famille eurent reçu des menaces à leur domicile.

Les autres joueurs impliqués ne se sont pas manifestés et n’ont pas été identifiés.

La police enquête également sur une possible agression sexuelle lors de la soirée en question, et une personne dont l’identité n’a pas été révélée serait considérée comme suspecte.