Paris SG: Pochettino doit soigner sa défense

L’entraîneur argentin du Paris Saint-Germain Mauricio Pochettino à l’entraînement au Camp des Loges, à Saint-Germain-en-Laye, le 19 novembre 2021
Par Emmanuel BARRANGUET / © 2021 AFP

La parole est à la défense: le Paris Saint-Germain encaisse un but par match et Mauricio Pochettino n’a pas encore trouvé le fameux équilibre avec son attaque de feu. Nouveau test contre Nantes, samedi (17h00) pour la 14e journée de Ligue 1.

Sergio Ramos montera-t-il enfin à la barre? “On prendra une décision demain: aujourd’hui on n’a pas décidé”, répond l’entraîneur argentin.

“Il s’entraîne bien, il a fait trois entraînements avec le groupe cette semaine, nous sommes contents de son évolution”, ajoute “Poche”.

Blessé à un genou, puis touché au mollet, l’ex-capitaine du Real Madrid n’a pas encore joué une seule minute depuis son arrivée à Paris cet été.

Mais son état d’esprit reste irréprochable, assure son entraîneur. “C’est clair que pour un joueur comme Sergio Ramos, un champion du monde, avec son niveau et son palmarès, c’est difficile d’accepter de ne pas pouvoir jouer”, admet Pochettino.

“Mais il a une grande force, il travaille très dur, nous pensons que l’évolution est bonne, il faut faire preuve de patience, lui en fait preuve. Et il supporte bien les charges de travail, c’est bon signe”, note encore l’Argentin.

Décevants individuellement

Le retour d’un patron comme Ramos ferait du bien à une défense qui a encaissé 13 buts en 13 matches de Ligue 1, et 5 en quatre matches de C1, un peu trop pour un candidat aux titres.

Pas d’inquiétude comptable toutefois: le PSG n’a perdu qu’une seule fois cette saison, à Rennes (2-0), domine la L1 de la tête et des épaules et reste bien placé pour se qualifier pour les 8e de finale de C1, même s’il a perdu la tête du groupe au profit de Manchester City, auquel il rend visite mercredi.

Mais Paris laisse trop souvent ses adversaires approcher de Gianluigi Donnarumma ou Keylor Navas. Samedi, le Costaricien gardera les buts, l’Italien souffrant d’une gastro.

Si la défense reste un travail collectif, les membres de l’arrière-garde se sont montrés décevants individuellement quelquefois, hormis le quasi irréprochable capitaine Marquinhos.

Le “guerrier” Presnel Kimpembe, de retour après qu’une blessure à une cuisse lui a fait manquer les matches de l’équipe de France, n’a pas évolué à son meilleur niveau depuis le début de la saison, à l’image de sa faute en fin de match sur Christopher Nkunku qui coûte le penalty de l’égalisation à Leipzig (2-2).

En attendant Ramos, Thilo Kehrer ou Danilo Pereira, quand il a reculé pour dépanner, ont déçu en charnière.

“On concède beaucoup de tirs”

Les latéraux, non plus, n’ont pas particulièrement brillé, exception faite du début de saison tonitruant d’Achraf Hakimi (3 buts), rentré dans le rang depuis.

“C’est vrai, on concède beaucoup de tirs”, admet vendredi Pochettino dans L’Equipe, “mais c’est une des caractéristiques des équipes offensives, avoir des latéraux qui montent, se projeter dans le camp adverse. On est dans la phase de compréhension”.

Abdoulaye Diallo a joué les six premiers matches de la saison puis n’est apparu que deux fois ensuite, et Juan Bernat revient d’une année loin des terrains pour une grave blessure au genou.

Nantes, 9e attaque de L1 avec 18 buts, ne représente pas le test le plus aigu, mais la défense parisienne ne peut pas le prendre à la légère: elle a encore cédé deux fois à Bordeaux (3-2) dans un match que le PSG survolait.

Pochettino pourrait essayer encore la défense à trois. Comme à l’aller face à Leipzig (3-2), son équipe a inversé la tendance en passant à trois derrière contre Lille (2-1).

“Ce PSG ne peut pas jouer autrement qu’à trois derrière”, estime sur France Bleu l’ancien capitaine Eric Rabesandratana, consultant pour la station.

Paris a “des joueurs sur les côtés qui ne sont pas des as défensivement mais qui ont une grande qualité de joueur de couloir. Avec l’arrivée de Mendes et Hakimi, on est obligé d’exploiter cette force”, estime “Rabé”.

Avec Sergio Ramos, ce serait plus simple de monter une charnière à trois…