Paris SG: “C’est que du bonheur de jouer ici”, confie Sakina Karchaoui

La latérale gauche du Paris SG et de l’équipe de France, Sakina Karchaoui, le 15 mai 2019 à Paris
Par Julie DEMARCY / © 2021 AFP

Épanouie et ambitieuse, la latérale gauche internationale Sakina Karchaoui a confié à l’AFP son “bonheur” et ses objectifs avec son nouveau club, le Paris SG, avant les affiches contre le Real Madrid mardi et Lyon, son ancien club, dimanche.

A 25 ans, la joueuse formée à Montpellier est une cadre tant à Paris qu’en équipe de France, alors que se profile l’Euro en Angleterre (6-31 juillet). Victorieuse de la Ligue des champions avec l’OL en 2020, elle espère d’ici-là regoûter à la victoire en C1.

Q: Comment avez-vous vécu le début de cette campagne européenne ?

R: “Les matches de Ligue des champions, ce sont ceux qu’on veut jouer. On a atteint l’objectif en gagnant nos deux premiers matches. On se sent bien. Les automatismes se créent de plus en plus. Je me fonds bien dans la masse. C’est que du bonheur de jouer ici.”

Q: Quel a été le discours de votre entraîneur Didier Ollé-Nicolle après la rencontre inaugurale un peu poussive collectivement contre Breidablik ?

R: “On a travaillé pour ne pas reproduire les mêmes erreurs au match suivant. Nous avons été bonnes face à Kharkiv (5-0). Il y a eu des buts. Les remplaçantes ont beaucoup marqué aussi (triplé de Jordyn Huitema, NDLR). Ça met en confiance tout le monde. C’était aussi l’objectif du coach, relancer l’équipe dans son ensemble.”

Q: Comment abordez-vous cette affiche contre le Real Madrid, vainqueur comme Paris de ses deux premières rencontres ?

R: “Le Real aime avoir la possession. Nous aussi d’ailleurs. Ça va être un match ouvert. C’est une équipe qui joue très bien au ballon. Il faudra qu’on soit intelligentes et qu’on trouve leurs failles. On veut absolument gagner, l’objectif du coach et du groupe c’est de toute façon gagner et encore gagner !”

Q: Dimanche, vous affronterez Lyon où vous n’avez passé qu’une seule saison. Pourquoi avoir quitté l’OL?

R: “J’ai fait un an à Lyon. C’était l’année du Covid. Une année de transition. C’était la première fois que je quittais Montpellier (après 12 ans au club, NDLR). J’ai signé un an pour voir le fonctionnement. Puis j’ai choisi de rejoindre le PSG cet été. Partir à l’étranger était aussi une option. J’étais en contact avec deux clubs depuis de longues années. Mais je suis à Lyon, à Paris, pardon (rires). Je me suis retrouvée, dans tous les domaines, ici.”

Q: On imagine que votre objectif est de gagner la Ligue des champions, le titre qui manque à Paris ?

R: “J’ai eu la chance de gagner la Ligue des champions avec Lyon (en août 2020, peu après son arrivée, NDLR). J’y ai goûté et j’aimerais la gagner encore et encore. Quand on arrive dans un grand club avec énormément d’ambition comme Paris, on veut bien sûr gagner la Ligue des champions, gagner un titre de champion (après le premier en juin dernier). Ça se fera petit à petit. Je connais énormément de joueuses ici qui ont sensiblement le même âge, c’est une génération avec laquelle on peut encore travailler.”

Q: Comme avez-vous vécu le premier titre de champion de Paris en juin, alors que vous étiez encore à Lyon ?

R: “Il ne faut pas oublier que Lyon a eu 14 titres avant que Paris ne gagne ce titre-là. Ce n’est pas de la chance, les Parisiennes ont très bien joué, elles méritent totalement leur saison dernière”.

Q: Vous êtes également une cadre des Bleues (42 sélections) qui ambitionnent de gagner enfin un trophée, à commencer par l’Euro en juillet prochain…

R: “Les gens, les autres nations ne comprennent pas et se disent souvent +Pourquoi la France ne gagne rien ?+ Nous aussi on se dit que ça se joue à pas grand chose. On espère avoir progressé sur certains aspects pour aller plus loin dans les compétitions, mais clairement on veut gagner !”

Q: “On sent que le groupe vit mieux…”

R: “Si on compare à l’année dernière, il n’y a pas photo (rires)! Clairement le groupe vit bien. On se connaît presque toutes, beaucoup de filles ont joué ensemble en sélections de jeunes.”

Propos recueillis par Julie DEMARCY.