Nice: l’Aiglon Amine Gouiri poursuit son ascension


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Étincelant depuis le début de la saison, le jeune attaquant Amine Gouiri confirme les espoirs placés en lui l’an dernier, et sera encore l’atout offensif N.1 des Aiglons face à l’Olympique de Marseille, dimanche (20h45) pour la 3e journée de Ligue 1.

William Saliba ne s’y est pas trompé: “Gouiri, c’est un des meilleurs joueurs de Nice”, pose le défenseur central de l’OM, qui évoluait à l’OGCN l’an dernier. “Il s’entend bien en attaque avec (l’attaquant danois Kasper) Dolberg, il faudra rester concentré et lui laisser le moins d’espace possible”.

Impliqué sur les quatre buts à Lille (4-0), Amine Gouiri a participé au dynamitage du champion de France en titre avec un pénalty et une passe décisive.

Révélation dès la saison 2020-2021, sa première en L1, et principal rayon de soleil (17 buts et 7 passes en L1 et Ligue Europa) d’un exercice assez morose des Aiglons, l’international Espoirs (21 ans) est déjà sur les bons rails.

Buteur dans les gènes, le natif de Bourgoin-Jallieu, formé à Lyon, n’est pas repu. Et surtout pas à quelques heures de recevoir l’OM dans une Allianz Riviera à guichets fermés, lui qui avait marqué à Marseille (défaite 3-2) comme au retour (victoire 3-0) devant des gradins vides la saison passée.

Les premiers pas cette saison du duo Gouiri-Dolberg sont déjà prometteurs, dans un nouveau positionnement au sein d’une équipe encore en pleine mue estivale, mais où la patte de Christophe Galtier et de son staff se fait déjà sentir dans l’intensité, l’enthousiasme et le jeu en mouvement avec ou sans ballon.

“Plus de liberté”

“L’an passé, Amine avait déjà des responsabilités et les avait assumées”, a lancé le technicien niçois après le succès des siens dans le Nord. Avant d’apprécier: “c’est un joueur fin techniquement et capable de répéter les efforts à haute intensité. Il doit être plus solide dans son jeu et résister davantage aux charges”.

Si le duo a déjà bien fonctionné face aux Dogues, le Bleuet et Dolberg, demi-finaliste à l’Euro-2020, doivent encore peaufiner leur nouvelle proximité sur la pelouse et leurs liaisons avec les excentrés. Le déplacement à Lille n’était, en fait, que la toute première association des deux attaquants de pointe dans le 4-4-2 niçois.

“Je n’avais jamais joué dans ce système mais je m’y sens déjà bien. Le coach le maîtrise totalement. Nous l’écoutons et nous suivons ses consignes et ses conseils”, a raconté dans la semaine à l’AFP le jeune buteur niçois.

“A son arrivée, il m’avait expliqué que je ne jouerais plus à gauche mais que je tournerais autour de Kasper. Il me laisse plus de liberté et me demande parfois de descendre pour toucher le ballon, d’être entre les lignes et d’avoir plus d’activité. Et ça me plaît.”

Un changement de perspective pour lui, qui avait posé ses valises à Nice en tant que doublure de Dolberg à l’été 2020, lors de son transfert depuis Lyon (7 M EUR).

A l’entame de la saison de la confirmation, Gouiri ne se met pas plus de pression que d’habitude. “J’exerce le métier de mes rêves d’enfant, je ne vais pas douter maintenant. Je bosse dur tous les jours pour progresser”, explique l’attaquant qui a fait trembler les filets dans toutes les catégories d’âge.

Ceux qui le connaissent de longue date le décrivent comme une force tranquille, celle de l’Aiglon.