Neymar refait enfin le show en Ligue des champions

L’attaquant brésilien du Paris-SG, Neymar (d), transforme un penalty lors du match de groupes de la Ligue des champions face à Leipzig, au Parc des Princes, le 24 novembre 2020
Par Adrien VICENTE / © 2020 AFP

Buteur après cinq matches de disette en Ligue des champions, Neymar a retrouvé toute sa personnalité mardi contre Leipzig, avec un penalty qui a permis au Paris SG de s’imposer par le plus petit des scores (1-0).

Huit mois. Cinq matches. 459 minutes que +Ney+ n’avait pas marqué en Ligue des champions, depuis son ouverture du score de la tête lors du huitième de finale retour contre Dortmund la saison dernière.

Il a cette fois profité d’un penalty concédé par le capitaine saxon Marcel Sabitzer, pour une faute sur Angel Di Maria.

Au terme d’une course d’élan à tout petits pas, +Ney+ a tiré du pied droit (11e). Sans grande puissance, sa frappe est allée suffisamment à droite pour échapper au gardien Peter Gulacsi, qui a pourtant plongé du bon côté.

Suffisant pour relancer dans le groupe H le PSG qui, s’il n’avait pas pris les trois points, aurait vu son chemin vers les huitièmes se compliquer énormément.

Titularisé au centre de l’attaque par Thomas Tuchel, le Brésilien aux cheveux teints en blond platine a surtout fait le show comme il sait si bien le faire, avant de s’éteindre en fin de rencontre.

Faute de public au Parc des Princes, les téléspectateurs ont pu se délecter d’un somptueux contrôle en plusieurs temps (32e), de la tête et de la poitrine, dans sa moitié de terrain.

Et l’ont vu dans tous les bons coups parisiens, précieux dans un match plutôt pauvre en occasions. C’est lui qui a trouvé une ouverture pour Di Maria (21e) ou Kylian Mbappé (38e), ou s’est associé de façon un peu brouillonne avec le prodige français (15e, 76e), qui a peu joué avec lui depuis le début de la saison.

Encore lui qui a décoché une lourde frappe contrée par Ibrahima Konaté (28e), ou qui a accéléré sans parvenir à se démarquer d’Amadou Haidara (41e), pour finir par s’effondrer dans la surface et réclamer en vain un penalty.

Pour le meilleur et pour le pire

Une hyperactivité qui fait plaisir: c’est un de ses premiers matches à son meilleur niveau cette saison, après avoir été à plusieurs reprises éloigné des terrains, par le coronavirus, une suspension et sa blessure aux adducteurs, contractée fin octobre à Istanbul contre le Basaksehir.

“Il peut gérer des matches comme ça physiquement, et il peut aussi les gérer mentalement”, l’avait loué l’entraîneur allemand lundi.

Vendredi, Tuchel ne l’avait fait entrer que 30 minutes pour le remettre en jambes, lors de la défaite (3-2) à Monaco en Championnat de France. Encore insuffisamment remis, +Ney+ avait auparavant été renvoyé à Paris par la sélection brésilienne lors de la fenêtre internationale.

Mais avec Neymar, c’est pour le meilleur et pour le pire. Trop en confiance, il a plusieurs fois opté pour jouer seul face à plusieurs joueurs de Leipzig, avec à la clé des pertes de balle évitables (44e, 49e).

Et surtout, le caractériel Brésilien s’est rendu coupable d’une vilaine faute, une semelle gratuite sur Sabitzer (40e), logiquement sanctionnée d’un carton jaune par l’arbitre Danny Makkelie. L’avertissement a échauffé les esprits côté parisien et valu un autre jaune pour contestation à Leandro Paredes.

Souvent raillé pour sa tendance marquée à la simulation, Neymar est aussi plusieurs fois resté à terre après des chocs avec des adversaires (67e, 74e).

Il a enfin causé une belle frayeur au PSG, quand il est resté au sol en se tenant la cheville droite (63e), obligeant le staff médical à s’approcher de lui avec la civière.

Fausse alerte, heureusement. Le Brésilien n’est sorti qu’en toute fin de match (89e), remplacé par Pablo Sarabia.