Mondial-2022: l’Allemagne souffre mais remporte une deuxième victoire en Roumanie

L’attaquant Serge Gnabry (g), buteur de l’Allemagne contre la Roumanie du capitaine Vlad Chiriches (d), le 28 mars 2021 à Bucarest
/ © 2021 AFP

Deux matches, deux victoires. L’Allemagne entame avec sérénité ses qualifications pour le Mondial-2022, même si sa victoire 1-0 dimanche à Bucarest a été laborieuse, face à une équipe de Roumanie qui a chèrement vendu sa peau.

Après avoir battu l’Islande 3-0 jeudi à domicile, la Mannschaft s’est imposée grâce à un but de Serge Gnabry dès la 17e minute. Elle occupe la première place du groupe J avec six points, et une meilleure différence de buts que l’Arménie, qui a aussi gagné deux fois, contre le Liechtenstein (1-0) et l’Islande (2-0).

Depuis quelques années, les Allemands sont intouchables en qualifications des grands tournois: ils avaient remporté 10 matches sur 10 pour aller au Mondial-2018, et ont gagné leur ticket pour l’Euro de cet été avec sept victoires et un nul.

Mais cette fois les quadruples champions du monde ont eu du mal. Même si, après l’Islande, le sélectionneur Joachim Löw avait reconduit le même onze de départ.

Energiques mais brouillons, généreux dans l’effort mais incapables de convertir leurs occasions… Les stars de la Mannschaftdont cinq joueurs du Bayern!se sont compliqué la vie face à une équipe dont aucun joueur n’évolue pourtant dans un grand club européen. Et la Roumanie a eu des occasions d’égaliser dans les dernières minutes du match.

“On doit faire la décision plus vite pour passer une soirée plus tranquille (…) on a de la chance qu’ils n’égalisent pas à la 90e minute”, a reconnu le milieu de terrain Joshua Kimmich, “nous avons contrôlé le match, nous avons eu la balle, mais nous n’avons pas toujours trouvé les meilleures solutions”.

Kimmich étouffé

Les Roumains avaient sans doute étudié les vidéos de la victoire allemande contre l’Islande. Ils avaient en tous cas imaginé un dispositif pour étouffer Kimmich, l’initiateur de la plupart des attaques allemandes depuis sa position reculée. Et leur pressing dès la perte de balle, à partir d’un 4-2-3-1 bien structuré, a le plus souvent empêché l’Allemagne de profiter de ses situations de relance.

Le onze de Joachim Löw s’est fait une spécialité, face des adversaires réputés plus faibles, de marquer très vite pour débloquer les matches. C’est cette fois Serge Gnabry, remarquablement servi dans la course par Kai Havertz, qui a ouvert le score de près (1-0, 17e).

Mais les Roumains s’en sont tenus à leur plan de jeu. Et même si Kimmich a écrasé un tir de 25 mètres contre la barre à la 19e minute, les attaquants allemands ont longtemps eu du mal à se mettre en position.

Et lorsqu’ils y sont parvenus, le gardien Florin Nita a sauvé son camp: en détournant du bout des doigts un tir à ras de terre de Gnabry (58e) puis en repoussant d’une manchette un boulet d’Ilkay Gündogan (59e). Quelques minutes plus tard, Sané a gâché à son tour une occasion en or en ne cadrant pas (63e).

Löw ne l’a pas caché, ces trois rencontres de qualification au Mondial doivent servir à rôder une équipe en vue de l’Euro cet été. Les deux premières victoires permettent d’engranger de la confiance, mais l’Islande, la Roumanie, et mercredi la Macédoine du Nord ne sont pas vraiment des références, pour se préparer au “groupe de la mort” qui attend la Mannschaft cet été à l’Euro, avec la France, le Portugal et la Hongrie.