Mondial-2022: Kean brille et l’Italie étrille la Lituanie

La joie de l’attaquant italien Moise Kean, félicité par ses coéquipiers, après avoir ouvert le score contre la Lituanie, lors des qualifications européennes pour le Mondial-2022 au Qatar, le 8 septembre 2021 à Reggio Emilie
/ © 2021 AFP

Cela ne remplacera pas les occasions gâchées contre la Bulgarie (1-1) et la Suisse (0-0), mais l’Italie a soigné sa confiance en atomisant la Lituanie (5-0) mercredi à Reggio Emilia grâce à une nouvelle vague conduite par Moise Kean, auteur d’un doublé.

En l’absence des trois-quarts des titulaires habituels, ménagés ou forfaits, Kean a montré la voie avec une efficacité redoutable: le néo-Juventino a ouvert la marque sur la première erreur défensive d’une très faible équipe lituanienne (11e) puis a signé le 4-0 d’une volée imparable, alors que le chronomètre n’avait pas atteint la demi-heure (29e).

L’ex-Parisien, muet en sélection depuis deux ans et demi, signe son premier doublé en azzurro à 21 ans.

Dans le stade de Sassuolo, le jeune avant-centre des Neroverdi Giacomo Raspadori (21 ans également) n’a pas été en reste pour sa première titularisation (et 5e sélection). Sur son premier tir, dévié, le lutin italien au regard déterminé pensait avoir inscrit son premier but en azzurro, mais le but a été attribué au Lituanien Edgaras Utkus contre son camp (14e).

Mais “Raspa” n’a eu que dix minutes à patienter avant d’ouvrir son compteur, en profitant d’une relance trop courte d’une défense décidément pas avare en cadeaux (24e).

Cette relève affaméecomplétée en seconde période par le novice, Gianluca Scamaccaa de quoi donner quelques frayeurs au titulaire habituel en pointe, Ciro Immobile, en difficulté lors des deux premiers matches et forfait pour le troisième sur blessure.

Donnarumma remplacé

Malgré la faiblesse de l’adversaire, la concurrence pourrait être large devant pour le tournoi final de la Ligue des Nations début octobre et surtout les deux matches décisifs de novembre pour le Mondial-2022 (Suisse, Irlande du Nord).

Après les deux nuls décevants de la semaine dernière, qui maintiennent l’Italie sous la menace de la Suisse, Roberto Mancini a rappelé que sa Nazionaledésormais invaincue depuis 37 matchesavait toujours son destin en main: elle terminera en têteet donc directement qualifiée pour le Qatarsi elle gagne tous ses derniers matches.

Ce succès facile, mais défendu avec sérieux en seconde période avant un cinquième but signé Giovanni Di Lorenzo (54e), aura montré que le message a été reçu cinq sur cinq par une équipe largement remaniée, sans Immobile, Insigne, Verratti, Chiesa (forfaits) ni Chiellini, Bonucci et Barella (remplaçants).

Gianluigi Donnarumma, le seul maintenu parmi les titulaires avec Jorginho et Di Lorenzo, a eu droit à 45 minutes de jeu avant d’être remplacé par Salvatore Sirigu.

Comme à Florence la semaine dernière, “Gigio” a été ovationné par les 11.000 spectateurs, des encouragements bienvenus avant de retourner affronter la concurrence de Keylor Navas au Paris SG. Notamment lors d’un arrêt sur une des rares frappes lituaniennes (10e). Il y avait alors 0-0, mais cela n’allait pas durer.