Mondial-2022: avec trois victoires, Flick réussit ses débuts pour l’Allemagne

L’attaquant allemand Leroy Sané (d), félicité par ses coéquipiers, après avoir marqué le 3e but face à l’Islande, lors des qualifications européennes pour le Mondial-2022 au Qatar, le 8 septembre 2021 à Reykjavik
/ © 2021 AFP

Trois matches, trois victoires, douze buts marqués, aucun encaissé, et la qualification pour le Mondial-2022 en vue: le nouveau sélectionneur allemand Hansi Flick a réussi ses débuts, avec un troisième succès consécutif mercredi 4-0 en Islande.

Après avoir dominé le Liechtenstein (2-0) et l’Arménie (6-0) la semaine dernière, la “Mannschaft” a disposé sans trembler des Islandais 4-0 à Reykjavik, grâce à des buts de Serge Gnabry (5e), Antonio Rüdiger (24e), Leroy Sané (56e) et Timo Werner (88e).

Ces trois points confortent les quadruples champions du monde à la première place du groupe J, qu’ils avaient ravie à l’Arménie dimanche.

Certes, personne n’imagine que l’Allemagne ne se qualifie pas dans ce groupe largement à sa portée. Mais après les contre-performances répétées des trois dernières saisons de Joachim Löwqui a tiré sa révérence après l’Euroles débuts de Flick étaient scrutés par tout un pays impatient de renouer avec son équipe nationale.

L’ex-entraîneur du Bayern n’a pas déçu ses compatriotes. Son équipe a montré un enthousiasme et une joie de jouer qui semblaient avoir disparu depuis la triste élimination au premier tour du Mondial-2018.

Ses choix de joueurs ont pour beaucoup été payants, et de très jeunes garçons se sont révélés sous le maillot à quatre étoiles, dont la petite perle du Bayern Jamal Musiala, 18 ans, que Flick avait lui-même déniché au centre de formation du “Rekordmeister” quand il en était l’entraîneur, la saison dernière.

Ossature du Bayern

L’ossature est pour le moment d’ailleurs celle du club bavarois, avec un noyau d’incontournables lorsqu’ils sont en forme, des vétérans Manuel Neuer et Thomas Müller aux jeunes ailiers Gnabry et Sané, en passant par le redoutable duo de l’entre-jeu Joshua Kimmich-Goretzka.

Contre l’Islande, l’équipe n’a pas réalisé tout à fait le même gala que contre l’Arménie, faute de concentration à l’approche du but. Havertz (55e) et Werner (61e) ont notamment vendangé deux buts tout faits quasiment immanquables.

Mais comme contre l’Arménie, Serge Gnabry a donné l’avantage rapidement à son équipe, en marquant dès la 5e minute sur un centre de Sané.

Libérée de la pression de devoir marquer, l’Allemagne a ensuite dominé le jeu de la tête et des épaules, et Antonio Rüdiger, le défenseur de Chelsea, a doublé la mise de la tête sur corner (24e), sur une combinaison visiblement travaillée avec le tireur Kimmich.

Après la pause, Sané, qui semble être enfin arrivé en équipe d’Allemagne après avoir été beaucoup critiqué pour son manque d’engagement, s’est récompensé d’un bon match en plaçant un tir puissant de près sous la barre, à la conclusion d’un une-deux avec son complice de Munich Goretzka (3-0, 56e).

Et Werner a fermé le ban en toute fin de match en marquant du point de pénalty sur un service de Havertz (4-0, 89e).

Flick, s’il n’a encore battu aucune grosse équipe, a déjà atteint deux de ses objectifs: rendre la confiance à son équipe et la réconcilier avec son public, qui l’a beaucoup boudée ces trois dernières années.