Mondial-2019: Les gardiennes au rendez-vous

La gardienne de but néerlandaise Sari van Veenendaal contre la Suède en demi-finale du Mondial féminin, le 3 juillet 2019 à Décines-Charpieu
/ © 2019 AFP

Longtemps, le poste de gardienne a été décrié dans le football féminin: mais la seconde demi-finale du Mondial gagnée par les Pays-Bas aux dépens de la Suède (1-0 a.p.), mercredi au stade de Lyon, a confirmé les progrès enregistrés ces dernières années.

La Néerlandaise Sari Van Veenendaal et la Suédoise Hedvig Lindahl ont été les seules à se distinguer dans une rencontre fermée au cours de laquelle les occasions ont été bien rares.

Van Veenendaal, réputée pour ne pas bien capter les ballons, a malgré tout su s’interposer face à Stina Blackstenius (14e) puis en détournant en corner un coup franc excentré joué directement par Magadalena Eriksson (19e).

Elle a encore sauvé son équipe, dont elle est la capitaine, peu avant la mi-temps en repoussant du pied un tir à bout portant de Lina Hurtig (37e).

Et en seconde période, c’est la chance qui est venue au secours de la gardienne d’Arsenal avec un tir de Nilla Fischer heurtant le poteau (56e).

La bonne fortune a aussi été du côté de son homologue suédoise, également active dans le championnat anglais, à Chelsea, déviant sur sa barre transversale une reprise de la tête de Vivianne Mediema (64e).

Et à la 90e minute, Lindahl a encore détourné en corner un missile de Shanice Van de Sanden avant de s’avouer vaincue sur un tir de Jackie Groenen (99e).

Mardi déjà, au cours d’une rencontre bien plus spectaculaire, la gardienne américaine Alyssa Naeher, supposée être le point faible des Etats-Unis, s’était illustrée en stoppant notamment un penalty en fin de match, sauvant ainsi la qualification de son équipe après avoir livré une solide performance.

Encadrement spécifique

Face au Brésil en huitième de finale, la gardienne française Sarah Bouhaddi a elle aussi justifié son statut de numéro un à son poste dans le monde, pour la troisième année consécutive.

Des performances qui attestent du chemin parcouru, alors que même la Fifa admettait dans ses rapports techniques du Mondial féminin en 2011 les faiblesses des gardiennes de but “dans les sorties aériennes, peut-être dues à la taille, au manque de technique ou d’intelligence de jeu, mais certainement aussi à un manque d’aptitude à stabiliser le haut du corps et de vitesse”.

Mais le poste a évolué, avec un meilleur encadrement spécifique.

La gardienne remplaçante de l’équipe de France Solène Durand (Guingamp) rappelle, sur l’évolution du poste, “qu’il y a de ça quelques années, il n’y avait pas forcément d’entraîneurs des gardiens dans les clubs de football féminins”.

“Maintenant, il y en a de plus en plus et le niveau, forcément, s’améliore. Tous les clubs de Division 1 féminine ont des entraîneurs spécifiques. C’est comme ça que le rôle de gardienne de but va continuer à progresser”, conclut-elle.