Thierry Henry lors de sa première conférence de presse en tant qu’entraîneur de l’Impact de Montréal, le 18 novembre 2019 à Montréal, au Canada
/ © 2019 AFP

Le nouvel entraîneur de l’Impact de Montréal, Thierry Henry, a plaidé lundi la patience avec ce club du championnat nord-américain MLS, qui vient de lui donner une chance de rebondir comme entraîneur après un échec retentissant à Monaco.

“On ne construit pas un héritage en deux mois, trois mois, voire un an. Il va falloir travailler dur, être patient… mais on sait ce qu’on veut faire avec une certaine identité et philosophie”, a insisté l’ancien attaquant international français pour sa première conférence de presse depuis sa nomination surprise, jeudi.

Le septième entraîneur de l’histoire de l’Impact a également assuré que c’était lui qui avait approché la direction du club après son limogeage à Monaco en janvier.

“Tout le monde était au courant que je n’avais pas de job”, a-t-il confié devant une salle bondée de journalistes.

“Beaucoup de personnes, des coaches belges, des coaches italiens” convoitaient d’ailleurs le poste, a révélé le directeur technique Olivier Renard. Avec Henry, a-t-il ajouté, “c’est plus ou moins vers la mi-octobre qu’il y a eu les premiers contacts et qu’on a senti que le mariage pouvait prendre forme”.

“Au niveau de la vision du jeu, ça a cliqué rapidement”, a reconnu Renard. “J’avais plusieurs critères pour l’embauche de l’entraîneur. Je voulais quelqu’un de motivé, qui aime la ville, qui voulait venir et qui prône un jeu offensif”.

Nommé pour deux ans, Henry, était “venu en 2011” pour un match amical avec les Red Bulls de New York, où il a évolué entre 2010 et 2014. Et “vraiment, je suis tombé amoureux de cette ville”, a assuré l’ancien joueur, aujourd’hui âgé de 42 ans.

“Si vous prenez le meilleur côté de l’Europe et le meilleur côté de l’Amérique du Nord, cela donne Montréal”, a noté la légende d’Arsenal.

“Ma passion, ma vie”

“Ce qui me fait revenir sur le terrain, c’est que c’est ma passion, c’est ma vie. Il y a un nouveau départ et on doit aller droit devant, essayer de bien construire, c’est ce qui va se passer ici”, a promis l’ancien attaquant champion du monde 1998.

“Souvent les gens se focalisent sur un joueur, un individu, moi je parle souvent d’équipe. Pour moi, c’est le plus important, tu n’arrives jamais à gagner un titre si l’équipe n’est pas là”, a-t-il assuré.

La partie ne sera pourtant pas facile pour Henry, Montréal ayant raté les playoffs de la MLS lors des trois dernières saisons.

“Il va falloir aussi ramener la communauté avec nous. Je pense que c’est super important, parce que je pense que les supporters ont besoin (…) de se retrouver dans l’équipe et de voir que l’équipe représente la ville, la communauté. Après, c’est à nous de les ramener de notre côté”, a-t-il affirmé.

Pour le jeune technicien français, c’est aussi, et surtout, l’opportunité de rebondir après des débuts ratés comme entraîneur principal à Monaco. Nommé en grande pompe à l’automne 2018 sur le banc de son club formateur, Henry avait été évincé après seulement 100 jours sur le Rocher et cinq petites victoires en vingt matches.

Revenant sur ses déboires monégasques, Henry s’est fait philosophe: “Ca n’a pas marché. Soit tu gagnes, soit tu apprends. J’ai beaucoup appris à Monaco. La seule erreur que vous pouvez faire, c’est de ne pas apprendre”.