MLS: ne rien savoir du calendrier, “c’est compliqué”, dit Henry

L’entraîneur français de l’Impact Montréal, Thierry Henry, à San José (Costa Rica) le 18 février 2020
/ © 2020 AFP

Confiné à Montréal à cause du coronavirus, l’entraîneur de l’Impact Thierry Henry a reconnu que “ne pas savoir quand on va revenir sur le terrain était compliqué”, tout en répétant que le football reste “secondaire”, mardi lors d’une visioconférence avec la presse.

Arrivé à Montréal à l’été, l’ancien attaquant d’Arsenal et Barcelone n’avait dirigé que cinq matches lorsque le Covid-19 a mis à l’arrêt le foot sur le continent, le 12 mars. Son équipe s’apprêtait à jouer un quart de finale retour de Ligue des champions Concacaf, au Honduras contre Olimpia (défaite 2-1 à domicile à l’aller).

“Quand c’est tombé, je me rappelle qu’avec le staff on se posait des questions et j’ai dit: les gars, quand même le plus important c’est l’état de santé de tout le monde. Le foot devient secondaire. Peu importe le temps que ça va prendre, il va falloir serrer les dents comme tout le monde, parce que là c’est la santé avant tout”, a-t-il dit.

“Je ne me suis pas demandé: est-ce que ça va être long? Je ne me suis pas dit qu’on allait perdre du temps… Franchement, c’est la stricte vérité, je n’ai pas pensé à ça. La santé avant tout. S’il faut attendre encore, on le fera. Il faut respecter les règles”, a-t-il insisté.

Pour l’entraîneur qu’il est, plus que la patience, c’est l’incertitude persistante liée à la reprise ou non de la saison qui est dure à gérer.

“Ce qui est compliqué, c’est de ne pas savoir quand on va revenir sur le terrain. Notre préparateur physique a le plus gros boulot en ce moment. Il envoie des programmes aux joueurs, essaie de savoir si c’est respecté et s’adapte. Celui qui est un compétiteur, il doit s’entraîner et travailler dur”, a expliqué Henry.

“J’essaie d’utiliser les outils à disposition. Mais vu qu’on n’est pas sur le terrain, on ne voit pas s’il y a des progrès. Donc il faut faire confiance aux joueurs”, a poursuivi le meilleur buteur des Bleus (51).

Interrogé sur le temps de préparation nécessaire pour une reprise de la compétition, Henry a estimé que “ça dépendra de ce que (les joueurs) auront fait pendant la période actuelle”. “S’ils suivent nos consignes, ça sera plus rapide. On ne sait pas combien de temps on nous donnera, donc il faut se tenir prêt…”

Alors que la MLS, qui a suspendu la saison jusqu’au 8 juin, échafaude plusieurs formules pour la mener à terme, Henry l’affirme: “nous, on s’adaptera”.

“On répondra présent peu importe la solution”, a-t-il assuré, même si cela doit passer par des matches à huis clos. “Ça ne m’est jamais arrivé, donc je ne sais pas ce que c’est. Si la ligue le décide, on fera ça”.

De ses premiers mois, si particuliers vécus à Montréal, Henry l’affirme: “à jamais, je resterai attaché à cette ville, parce que je suis en train de vivre ça ici”.

“Quand tu vois ce que les gens font pour que tout se rétablisse le plus rapidement possible, c’est vraiment extraordinaire. Tu te sens vraiment petit. Le foot, c’est ma passion, c’est ma vie et j’aimerais que ça reprenne, mais il faut rester calme et penser à ce qui se passe actuellement.”