Manchester City: des hommes, un titre

Londres (AFP) – Manchester City a conservé son titre de champion d’Angleterre dimanche, en s’appuyant sur un groupe de joueurs qui a atteint son plein potentiel. Tour d’horizon des “Citizens” les plus décisifs cette saison.

. Aymeric Laporte: le nouveau patron

Arrivé chez les Citizens en janvier 2018 en provenance de Bilbao pour près de 60 millions d’euros, le défenseur français a pris une dimension patron cette saison.

A bientôt 25 ans, le défenseur central, qui a prolongé jusqu’en 2025, atteint sa pleine maturité. Il a d’ailleurs été élu par ses pairs dans l’équipe-type de l’année.

Convoqué une seule fois par Didier Deschamps, le gaucher n’a toutefois jamais été sélectionné en équipe de France. Interrogé sur la question en mars, son entraîneur Pep Guardiola avait offert un commentaire élogieux sur la spectaculaire année de son joueur: “Tout ce que je peux dire, c’est que Laporte a fait des choses incroyables, incroyables tant sur le plan défensif qu’offensif, sur les coups de pied arrêtés, etc. Nous sommes ravis de ses performances avec nous cette saison.”

C’est d’ailleurs lui qui a marqué sur une tête pleine d’autorité le but qui a mis City devant lors de l’ultime succès à Brighton (4-1).

. Raheem Sterling: la nouvelle dimension

Il avait enfin joué à son potentiel la saison passée, pour réussir une incroyable année, aussi bien en Premier League qu’avec l’équipe d’Angleterre, demi-finaliste de la Coupe du monde en Russie.

Malgré la fatigue, le petit attaquant a tenu son rang cette saison, tant sur le terrain qu’en dehors, avec son discours contre le racisme et ses propositions relayées par le Times pour lutter contre ce fléau du football. De quoi lui valoir les honneurs de la presse spécialisée, qui l’a élu joueur de l’année.

Question statistiques, il a fait encore mieux que la saison passée (23 buts, 17 passes décisives). Le natif de Kingston a récolté 23 buts et 17 “assists”, mais la saison n’est pas encore terminée…

. Sergio Agüero: toujours là

Encore une fois, le meilleur buteur de l’histoire des “Citizens” (231 buts) était au rendez-vous. Un poil moins spectaculaire que la saison passée (30 buts en 39 matches), l’Argentin a tout de même atteint le plateau des 20 buts en Premier League pour la cinquième saison de suite. Avec 21 buts, il se classe juste derrière Salah, Mané et Aubameyang, tous à 22 réalisations, au classement des meilleurs buteurs de Premier League.

Celui que Pep Guardiola a qualifié de “légende” pourrait même dépasser sa récolte de la saison passée.

Avec 30 buts en 45 matches, le “Kun” a encore la Coupe d’Angleterre pour se faire plaisir.

. Fernandinho: irremplaçable

Sans lui, ça ne tourne pas vraiment. A tout juste 34 ans, le Brésilien reste la clef de voûte du milieu mancunien.

En son absence, l’entrejeu de City perd son équilibre. Le problème pour Pep Guardiola, c’est qu’il n’a que lui dans ce rôle de milieu défensif capable de remonter le ballon au pied.

Sans compter que Fernandinho vieillit… Lui trouver un successeur avec autant de savoir-faire défensif et de qualité offensive sera le principal enjeu de l’été côté mancunien.

. Bernardo Silva: l’héritier

Si le remplaçant de Fernandinho reste à dénicher, celui de David Silva (33 ans) est déjà là.

Pour sa deuxième saison au club, Bernardo Silva (24 ans) s’est installé comme le nouveau maître à jouer des “Citizens”.

Intelligent, rapide et efficace, le Portugais s’est fait une place aussi bien sur l’aile droite que dans un rôle plus central, où il pèse plus sur le jeu.

Après une année d’adaptation à Guardiola et l’Angleterre, l’ancien Monégasque a réussi une saison de rêve.

“Ce que Bernardo a fait cette saison est une conséquence de la façon dont il accepte son rôle”, a déclaré le manager catalan en avril. “Il travaille si dur et il en récolte les fruits. En ce moment, (…) je ne peux rien faire d’autre que le mettre sur le terrain et le laisser jouer. Il est si important pour nous.”

Avec 13 buts et 11 passes décisives en 49 matches, le natif de Lisbonne a complètement fait oublier les blessures à répétition de Kevin De Bruyne. Pas si mal.