L’entraîneur de Rennes Julien Stephan lors du match à Monaco, le 20 octobre 2019
Par Daniel ORTELLI / © 2019 AFP

Le Stade Rennais, qui n’a plus gagné un match depuis fin août, avance sans certitude jeudi (18h55) face à Cluj en Ligue Europa, encore plus dans les cages où les incertitudes au poste de gardien se multiplient.

Une chose est sûre, le gardien numéro 2, Romain Salin, blessé dimanche lors de la défaite à Monaco (3-2), ne sera pas sur la feuille de match. Il est hors-course pour “10 jours minimum, trois ou quatre semaines maximum”, a dit mercredi le coach Julien Stéphan.

Or, le titulaire habituel, Edouard Mendy, est encore incertain, après s’être fait une entorse du genou à Rome contre la Lazio (défaite 2-1), le 3 octobre. “Il a fait plusieurs entraînements individualisés. Je suis raisonnablement optimiste”, a avancé Stéphan avant l’entraînement de mercredi soir.

Si le gardien sénégalais n’est pas totalement rétabli, le jeune Pépé Bonet, 16 ans, pro depuis juillet, gardera donc les cages bretonnes pour ce match crucial.

“C’est un gardien jeune mais de talent, sur lequel on compte beaucoup et qu’on veut faire grandir. Il a une grande taille (1,93 m), une grande maturité, une bonne lecture du jeu, il est calme et serein”, a résumé Stéphan.

Le coach rennais a d’autres joueurs à l’infirmerie, comme l’attaquant Flavien Tait et le milieu Jonas Martin, donc la venue des Roumains, trois jours avant Toulouse en L1, ne ressemble pas à une aubaine. D’autant que Cluj a battu la Lazio (2-1) lors de la 1re journée.

“C’est une équipe très expérimentée, très forte sur les coups de pied arrêtés, difficile à manoeuvrer. Elle a plus d’arguments à l’extérieur grâce à sa capacité à se projeter en contre-attaque” autour de son buteur Billel Omrani, formé à Marseille et décisif face à la Lazio.

Gnagnon: “Il faut se révolter”

La défaite de dimanche à Monaco (3-2) n’a pas rassuré Stéphan mais le jeune coach garde le cap: “On doit augmenter notre niveau d’intensité, de détermination, pour gagner les duels. On a beaucoup travaillé là-dessus pendant la trêve, même si ça ne s’est pas vu contre Monaco”.

“On ne s’est pas reconnus à Monaco, moi le premier. Il faut tourner la page, arrêter de parler et se révolter”, juge Joris Gnagnon.

Stéphan en arrive même à citer le légendaire Winston Churchill, Premier ministre britannique pendant la dernière guerre et convaincu que son histoire “serait indulgente car il avait décidé de l’écrire…”

“Je suis convaincu que les joueurs vont répondre présent. Il y aura une réponse collective”, a-t-il dit mercredi. Il sait que son groupe “ne dégage pas assez de sérénité”. Et il promet que jeudi “on verra un haut niveau d’engagement et d’intensité” au Roazhon Park, qui sera bien rempli.

“Chacun doit se regarder dans une glace, faire son autocritique, donner un peu plus de lui-même sur le terrain. Je n’ai pas envie de parler, j’ai surtout envie de jouer”, conclut Gnagnon, le défenseur central de Séville, revenu fin août, en prêt, dans son club formateur.

L’enjeu est simple: Rennes a un point, celui du nul à domicile contre le Celtic (1-1), et Cluj trois points, ceux de la victoire face à la Lazio. “Si on gagne, on leur repasse devant”, résume le coach breton. C’est le but.