Ligue Europa: Lopes tient Lyon à bout de bras

Le gardien de Lyon Anthony Lopes face au PSG, le 19 septembre 2021 au Parc des Princes
Par Francois-Jean TIXIER / © 2021 AFP

Décisif lors de la victoire de Lyon samedi face à Lens (2-1), Anthony Lopes est le gardien le plus exposé du championnat de France, signe d’une défense vulnérable qui vient d’encaisser sept buts sur ses trois derniers matches, avant de retrouver le Sparta Prague en Ligue Europa jeudi (18h45).

A domicile, Lyon tentera d’être plus solide dans la récupération du ballon qu’au match aller à Prague gagné 4-3 en concédant deux buts d’entrée et un autre au bout du temps additionnel. Avec pour enjeu d’assurer la première place du groupe A et la qualification directe pour les 8es de finale.

Trois jours après Prague, l’OL avait pris trois nouveaux buts à Nice dans les dix dernières minutes (3-2), lors d’un match que les Rhodaniens maîtrisaient pourtant parfaitement jusqu’alors.

Face à Lens, les parades de Lopes ont clairement sauvé son équipe d’une défaite qui lui semblait promise au vu des opportunités adverses.

“Je lui ai dit qu’il devait rester dans le match et qu’il allait nous le faire gagner. Ce qu’il a fait. C’est la différence entre les bons et les très bons. Et +Antho+ est un très bon”, a souligné Rémy Vercoutre, l’entraîneur des gardiens lyonnais, sur OLTV.

Comme à son habitude, Lopes n’a pas voulu tirer la couverture à lui après la victoire face à Lens: “Il faut mettre en avant la performance collective car nous avons livré une performance solidaire. Après, de temps en temps, il faut faire le travail, c’est vrai. Cela m’a souri”, a-t-il commenté après le match, alors qu’il avait été déterminant pour préserver l’avance des Lyonnais qui menaient 2-0 à la mi-temps.

Première exclusion en Ligue 1

Après treize journées de Ligue 1, Lopes (31 ans) est le leader du classement des gardiens, au nombre d’arrêts (46), pour 16 buts encaissés, soit une moyenne de 1,45 but concédé par match.

Après avoir reçu son premier carton rouge en L1 contre Saint-Etienne, le 3 octobre, à un quart d’heure de la fin du derby (1-1), il n’a toutefois pas pris le 17e but encaissé par Lyon cette saison. L’OL dispose de la 10e défense du championnat.

Mais cette exclusion a, elle aussi, traduit les inconvénients du style de jeu ultra-offensif prôné par l’entraîneur Peter Bosz, qui prête le flanc aux contres et expose un peu trop le gardien.

“Nous avons un entraîneur qui aime le beau jeu. Personnellement, j’ai toujours eu l’habitude de jouer assez haut. On est beaucoup plus sollicité et le jeu au pied est minutieux”, avait confié Lopes en septembre, en conférence de presse.

Retrouvailles avec Vercoutre

Lopes sortait alors d’un été difficile où son statut de N.1 avait été contesté par l’intention de l’OL, et de Bosz, de recruter le Camerounais André Onana (Ajax Amsterdam), notamment pour la qualité de sa relance au pied.

Le transfert ne s’est pas réalisé et Lopes reste le titulaire immuable dans le but lyonnais alors qu’il a retrouvé, comme entraîneur, Vercoutre, de retour au club et à qui il avait pris définitivement la place de N.1 en janvier 2014.

“Le lien est très bon. Quand j’ai débuté, il était devant moi. Malheureusement pour lui, il s’est blessé dans un moment très compliqué. Cela m’a permis de devenir N.1. Je suis content de pouvoir travailler avec lui. Il est souriant, très attentif et à l’écoute. Il sait que je marche à l’affectif”, raconte Lopes.

Après une saison 2019-2020 un peu moins aboutie que les précédentes, le gardien lyonnais semble reparti sur de meilleures bases. Même s’il aimerait sans doute être moins sollicité.