Ligue Europa Conférence: L’OM à sa main et en 8e de finale

La joie des Marseillais, après le but marqué par Dimitri Payet face à Qarabag (Azerbaïdjan), en 16e de finale aller de la Ligue Europa Conférence, le 17 février 2022 au Stade Vélodrome
Par Stanislas TOUCHOT / © 2022 AFP

Marseille poursuit son aventure en Ligue Europa Conférence: souvent secoué par Qarabag, l’OM s’est au moins montré solide, et pour une fois très efficace, pour s’imposer 3-0 jeudi à Bakou, après son succès 3-1 de l’aller, et se qualifier ainsi pour les 8e de finale de l’épreuve.

Dans une période un peu compliquée sur le plan du jeu comme sur celui des résultats, l’OM aspirait à se qualifier et à le faire, si possible, sans trop de rebondissements ni coups au coeur.

C’est réussi pour la première partie, mais le match a tout de même été marqué par une vraie rareté, quasiment oubliée au temps de la VAR, un but inscrit de la main, très nettement, comme la fameuse “main de Vata” qui avait éliminé l’OM en demi-finale de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1990.

A la 34e minute, l’attaquant de Qarabag Ibrahima Wadji a en effet réussi un beau smash de volleyeur pour tromper Mandanda après un centre venu de la gauche.

Le geste était clair mais aucun arbitre ne l’a vu et, problème, il n’y a pas la VAR en Ligue Europa Conférence. Alors les Marseillais ont protesté, crié, pesté et pris quelques cartons jaunes au passage.

Mais ils ont insisté, notamment Mattéo Guendouzi, furieux, et Wadji est finalement parti discuter avec son entraîneur Gurban Gurbanov. Ils ont ensuite échangé quelques mots avec l’arbitre polonais Bartosz Frankowski, qui a annulé le but et donné un coup franc à l’OM.

Ce geste de fair-play a un peu fait redescendre l’ambiance, alors devenue brûlante. En ouvrant le score dès la 12e minute, l’OM pensait pourtant avoir sérieusement refroidi l’enthousiasme azerbaïdjanais.

Le but en question a été inscrit par Pape Gueye, revenu de la CAN avec un statut de champion d’Afrique et une confiance de patron, au bout d’une belle action lancée par Caleta-Car puis Rongier et Payet.

Troyes et le tirage

Mais entre cette belle action et celle, jolie également, qui a amené au deuxième but signé Guendouzi (77e), l’OM n’a vraiment pas proposé grand chose à Bakou. Les Provençaux ont pourtant encore alourdi le score dans le temps additionnel par De La Fuente (90e+2), entré en jeu.

Mais alors que le match aller avait beaucoup déplu à Jorge Sampaoli, qui avait jugé son équipe “dépassée”, elle l’a encore souvent été au retour, malgré le très dense 5-4-1 posé par le technicien argentin en phase défensive.

Qarabag en revanche a été régulièrement dangereux et l’un des points positifs de ce barrage de C4 aura été de confirmer que même s’il joue moins, Mandanda reste très performant.

Sampaoli pourtant avait finalement peu fait tourner, ne laissant sur le banc parmi les habituels titulaires que Pau Lopez, Under et Milik, une de ses victimes préférées.

Ni très enthousiasmant dans le jeu ni très performant, parfois traversé de quelques tensions comme l’ont montré les récentes déclarations de Milik, Alvaro ou Payet invitant les siens à “dégonfler les têtes”, l’OM traverse de toute évidence une période assez grise que cette qualification éclairera peut-être.

Car le club provençal respecte son tableau de marche. Deuxième de Ligue 1, il ira dimanche à Troyes pour conserver sa position et faire oublier sa vilaine défaite de dimanche contre Clermont (2-0).

D’ici-là, il connaîtra son prochain adversaire en 8e de finale de Ligue Europa Conférence. Le périple sera moins lointain pour ses supportersils étaient un peu plus de 150 courageux à avoir fait le voyage à Bakoumais le niveau d’adversité risque de s’élever encore.