Ligue 1: Un de chute pour l’OM de Sampaoli, balayé à Nice

La joie de l’attaquant de Nice, Amine Gouiri, après avoir marqué le 2e but pour son équipe face à Marseille, lors de leur match de L1, le 20 mars 2021 à l’Allianz Riviera
/ © 2021 AFP

Jorge Sampaoli avait débuté son aventure à Marseille par deux victoires arrachées dans les dernières minutes mais l’OM est lourdement tombé samedi du fil fragile sur lequel il évoluait, avec une défaite très nette (3-0) à Nice, où le talent d’Amine Gouiri a été éclatant.

Les succès face à Rennes et Brest avaient permis de lancer sur d’excellentes bases le nouveau projet marseillais et ils avaient considérablement allégé l’atmosphère au sein du club. La défaite de samedi ne remet pas tout en cause mais elle vient rappeler que Sampaoli a pris une équipe malade et que le remède apporté par le technicien argentin mettra du temps à faire effet.

Du côté de Nice, s’il y a un point positif à ressortir de l’invraisemblable litanie de catastrophes, maladies et blessures en tous genres qui ont frappé le club cette saison, la dernière en date étant le Covid de Saliba, c’est que Gouiri a été épargné.

Systématiquement cherché par ses équipiers, l’attaquant niçois a réussi un match de très haut niveau et il en a été justement récompensé par un but et une passe décisive, pour embellir encore son superbe bilan cette saison en L1 (12 buts et six passes).

Ntcham perdu

L’ancien Lyonnais, qui sera un formidable atout pour l’équipe de France Espoirs à l’Euro à partir de la semaine prochaine, n’a quasiment rien raté ni fait le moindre mauvais choix et son festival avait débuté avant même la 34e minute, quand il a déposé le ballon sur la tête de Thuram pour l’ouverture du score.

L’avantage des Niçois à la pause n’était pas scandaleux car l’équipe d’Adrian Ursea a été plus constante et plus juste techniquement que l’OM, encore souvent hésitant sur les positionnements tactiques malgré la semaine complète de travail qui aurait pu permettre d’intégrer un peu mieux les préceptes de Sampaoli.

Le premier quart d’heure olympien a tout de même été plutôt prometteur, avec un pressing très haut, l’activité de Thauvin et les appels répétés de Milik.

Mais de trop nombreuses erreurs techniques ont parasité le jeu offensif des Marseillais, dangereux tout de même par Nagatomo (9e), Payet, qui aurait dû faire mieux seul face au but après un numéro de Lirola (41e) ou Milik (43e).

A la pause, Sampaoli a ensuite tout changé en faisant entrer Luis Henrique à la place de Ntcham, dont le calvaire marseillais se poursuit. Celui dont l’arrivée au dernier jour du mercato de janvier a provoqué le départ d’André Villas-Boas en est à trois sorties à la pause en trois titularisations…

la solution Gouiri

Marseille est alors brièvement passé en 4-4-2 mais c’est toujours Nice qui est resté dangereux, avec deux belles occasions de boucler le match, par Maolida sur un contre où tous les Aiglons s’étaient lancés à l’abordage (48e), puis Dolberg (58e).

Sampaoli a changé les systèmes, les joueurs, déplacés comme sur un échiquier, mais il n’a pas trouvé la solution. Elle était en fait sans doute dans le camp d’en-face, où Gouiri a poursuivi son récital.

A la 74e minute, il a profité d’une touche jouée n’importe comment par Luis Henrique vers Balerdi, pris par le pressing de Dolberg, pour doubler la mise d’une frappe entre les jambes de Mandanda (2-0).

Comme rien n’allait samedi à l’OM, le but somptueux inscrit par Benedetto d’une volée à l’horizontale a été annulé pour hors-jeu (86e), et Nice a même encore corsé le score dans le temps additionnel par Claude-Maurice, au bout d’une action initiée par… Gouiri.

Avant de continuer à labourer les zones techniques des stades de L1 de son pas nerveux, Sampaoli a désormais 10 jours de trêve internationale pour travailler et réfléchir. Son OM en a besoin.