Ligue 1: Rennes fait du surplace contre Brest

Le milieu Steven Nzonzi (g) pour son premier match sous le maillot du Stade Rennais contre Brest, le 8 février 2020 au Roazhon Park, à Rennes
/ © 2020 AFP

Le soutien d’un stade comble pour ce nouveau derby breton et l’entrée du champion du monde Steven Nzonzi n’ont pas suffi: au lendemain du limogeage de son président Olivier Létang, Rennes a été tenu en échec 0-0 samedi soir par Brest.

Talonnés par les Lillois qui ne sont plus qu’à 1 point de leur 3e place, les Rennais n’ont pas réussi à réitérer leur festival offensif de la semaine dernière (5-4 à Angers, 3-2 contre Nantes), se heurtant à un bloc brestois efficace et à un manque de réussite dans le dernier geste.

Et le match ne devrait pas apaiser les polémiques entre Bretons autour de l’arbitrage vidéo: après le match aller en septembre

conclu sur le même score

marqué par l’annulation d’un but rennais après intervention de l’arbitrage vidéo sur l’insistance des Brestois, ces derniers auraient cette fois pu obtenir deux pénalties pour des mains litigieuses de Niang (7e) puis Lea-Siliki (39e).

Privés de la vitesse de percussion de Raphinha, qui souffre de douleurs lombaires, et de leur étoile montante Camavinga, laissé au repos, les Rennais sont tout de suite partis à l’attaque et se sont souvent approchés de la cage de Larsonneur, grâce essentiellement au travail de Tait et Del Castillo sur les ailes, sans pour autant se montrer réellement dangereux.

Les frappes de Tait, Niang ou encore Maouassa ont manqué le cadre tandis que Lea-Siliki a trouvé la barre transversale (35e).

Et les Brestois ont su aussi se créer des occasions, à l’image de cette frappe de Cardona parée par le gardien Mendy (38e).

Le stade, qui avait vu Rennes revenir de 1-2 à 3-2 dans le temps additionnel la semaine dernière contre Nantes, n’a pas perdu espoir et s’est même enflammé quand l’entraîneur Julien Stéphan a lancé Nzonzi un peu après l’heure de jeu. Mais c’est surtout le jeune Gboho, entré en même temps que lui, qui s’est déchaîné, le champion du monde 2018, absent des terrains depuis deux mois, ne parvenant pas à insuffler le “grain de folie” réclamé jeudi par Stéphan.