Ligue 1: Reims-Montpellier, le bal des ambitieux pour l’Europe

Le Stade de Reims et son attaquant grec Anastasios Donis ont dominé le Stade Rennais au Roazhon Park, le 22 septembre 2019
/ © 2019 AFP

Classés côte à côte l’an passé, Reims, 6e au général cette saison, et Montpellier, 7e, confirment qu’ils ne sont pas loin du wagon pour l’Europe malgré des budgets modestes. Les deux ambitieux de Ligue 1 confrontent leurs modèles samedi en Champagne pour la 10e journée.

Les Héraultais, qui ont bouclé la saison passée aux bornes de l’Europe (6e), aspirent à faire mieux, ou pour le moins aussi bien dans un championnat pourtant enrichi par l’arrivée de nouveaux investisseurs à Bordeaux et Nice notamment.

“Quand on voit nos matches devant Lyon (1-0), Nice (2-1) ou Monaco (3-1), on sait que l’on n’est pas inférieurs aux autres, que l’on peut battre tout le monde. On a un bon potentiel, mais il faut le montrer à tous les matches”, a assuré jeudi en conférence de presse le meneur de jeu Florent Mollet, décisif lors du dernier succès devant les Monégasques.

Le bilan de Reims contre les “gros” est encore meilleur: victoire contre Marseille en ouverture au Vélodrome, contre Lille et même succès de prestige au Parc des Princes, à chaque fois sur le score de 2-0.

Le Stade possède 14 points après 9 journées, soit 4 de plus que l’an passé à la même période. Le bilan aurait pu être encore meilleur si les Rémois avaient réalisé les mêmes prestations contre des clubs plus abordables, comme Dijon ou Brest, avec deux défaites, ou des équipes en petite forme comme Monaco ou Strasbourg, avec deux nuls.

Si Montpellier est sensiblement dans les mêmes temps de passage, il sait qu’il doit accélérer à l’heure de négocier un virage dans sa saison (déplacement à Reims, accueil d’Angers, voyage à Metz, réception de Toulouse) et résoudre ses soucis inattendus à l’extérieur, avec deux points en quatre matches.

Régularité à polir

“Quand on a l’ambition d’être dans le haut du classement, nous devons gagner les matches à l’extérieur”, assure l’entraîneur montpelliérain Michel Der Zakarian, qui a fait de la défense et du rendement à l’extérieur sa marque de fabrique depuis son arrivée dans l’Hérault en 2017.

L’ambition est moins affirmée du côté de Reims, de retour dans l’élite depuis un peu plus d’un an, là où le MHSC la côtoie depuis 10 ans sans interruption: “Plus longtemps on restera dans le haut, mieux on pourra travailler avec sérénité et mes jeunes joueurs ont besoin de ça pour progresser”, espère l’entraîneur David Guion.

Mais Predrag Rajkovic, la recrue dans les buts de la co-meilleure défense du championnat, veut voir plus haut: “Quand j’ai signé ici, j’ai dit aux dirigeants que je voulais franchir un palier et jouer l’Europe avec le Stade de Reims”, a assumé jeudi dans la presse le Serbe de 23 ans, habitué aux titres et à l’atmosphère des joutes européennes avec ses expériences à l’Etoile rouge de Belgrade (2013-2015) et au Maccabi Tel-Aviv (2015-2019).

En l’absence du buteur du MHSC Andy Delort, blessé aux adducteurs, la défense rémoise doit surveiller de près le retour du meilleur passeur du dernier exercice Téji Savanier, recrue phare de l’intersaison montpelliéraine, arrachée au rival Nîmes pour 10 millions d’euros.

Savanier, de retour dans son club formateur, est enfin rétabli d’une entorse du ligament latéral interne du genou droit contractée à l’occasion d’une rencontre amicale disputée le 27 juillet face aux Anglais de Huddersfield (1-1).

Or, comme de nombreux joueurs parmi ses partenaires, il n’a encore jamais goûté à l’Europe. Une victoire samedi chez un autre prétendant permettrait d’en rêver un peu plus sérieusement.