Ligue 1: nul logique et disputé entre Nice et Monaco

Les Niçois et les Monégasques se quittent sur un nul 2-2 lors du derby azuréen disputé à l’Allianz Riviera, le 19 septembre 2021
/ © 2021 AFP

Malgré une deuxième période vivante, les rivaux Nice et Monaco n’ont pas réussi à se départager (2-2), dimanche dans une Allianz Riviera à huis clos, lors de la 6e journée de Ligue 1.

Sous les yeux de Jim Radcliffe et de son frère Bob, milliardaires propriétaires de l’OGC Nice, et de Dmitri Rybolovlev, milliardaire propriétaire de l’AS Monaco, les frères ennemis de la Côte d’Azur ont démontré qu’ils seraient deux candidats aux places européennes.

Monaco, mal en points depuis le début de la saison, s’est rassuré sur son niveau, mais aussi sur son état d’esprit.

Quant aux Aiglons, ils conservent leur invincibilité mais ont raté l’occasion de grimper sur le podium lors de cette rencontre disputée sans public, en raison des sanctions infligées par la LFP au club après les incidents qui ont marqué la rencontre face à l’OM le 22 août.

La veille, en conférence de presse, l’entraîneur monégasque Niko Kovac avait annoncé que la rencontre allait être une partie d’échecs. Longtemps verrouillée, la première période lui a donné raison.

Nice n’a d’ailleurs cadré aucune frappe avant la pause. Certes, Kasper Dolberg, touché à un genou, est sorti rapidement (15e). Mais avec l’entrée d’Andy Delort à sa place, le Gym n’allait pas forcément perdre au change après la mi-temps.

Mais avant, c’est bien Monaco qui a maîtrisé. Un première tête de Wissam Ben Yedder est détournée par Walter Benitez (27) avant que l’international français ne rate d’un rien le ballon sur un bon centre de Caio Henrique (32).

Meilleurs, les Monégasques sont passés devant juste après: Aleksandr Golovin a terminé une belle action collective impliquant également Ben Yedder et Gelson Martins (0-1, 39).

Un petit événement puisque les Aiglons étaient encore la seule équipe des cinq gros championnats européens à ne pas avoir encaissé de but.

A la mi-temps, les murs des vestiaires niçois ont dû trembler. L’entraîneur Christophe Galtier a clairement demandé à ses joueurs de couloir d’aller jouer dans le dos de Caio Henrique et de Djibril Sidibé.

Delort régale

Et c’est effectivement sur un débordement et un centre d’Amine Gouiri que Delort s’est offert d’une belle tête son premier but sur ses nouvelles couleurs (1-1, 51).

La deuxième période s’est alors totalement ouverte. Les deux formations se sont rendu coup pour coup. Et Nice a frappé le premier.

En difficulté depuis le début de la saison, le gardien monégasque Alexander Nübel a réalisé une parade réflexe sur une tête de Pablo Rosario (66). Puis la tentative de Delort, déviée par Axel Disasi, est passée juste à côté (69).

Mais le temps fort niçois a fini par être récompensé. Une fois encore, Delort s’est mis en évidence. Gouiri en percussion résiste à Aurélien Tchouameni et le décale: son centre s’est transformé en passe décisive pour Hicham Boudaoui, auteur de son deuxième but de la saison (2-1, 74).

Monaco a alors fait preuve d’une vraie force de caractère pour revenir. L’arbitre, François Letexier, a sifflé une faute de Calvin Steng sur Caio Henrique. Le penalty, validé par l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), a été transformé par Ben Yedder, auteur, enfin, de son premier but de la saison en L1 (2-2, 76)

Les deux équipes ont encore eu une énorme opportunité chacune de l’emporter. D’abord, Gouiri a complétement manqué son penalty, résultant d’une main de Benoît Badiashile sur une volée de Delort que M. Letexier n’avait pas vue mais que ses assistants video lui ont recommandé de vérifier (82).

Puis Myron Boadu, tout juste entré en jeu à la place de Ben Yedder, a perdu son face à face devant un impeccable Benitez sorti à sa rencontre (84). Et au final, ce match nul est logique.