Ligue 1: Montpellier va “faire avec les moyens qu’on a”, estime Nicollin

le président de Montpellier Laurent Nicollin suit le match contre Nantes, en L1 à La Mosson, le 18 mai 2019
/ © 2019 AFP

“On va faire avec les moyens qu’on a”, déplore le président de Montpellier, Laurent Nicollin, à l’heure de la reprise, lundi, alors que le projet du futur stade est suspendu et que d’autres concurrents (Nice, Bordeaux…) disposent de moyens supplémentaires.

QUESTION: Vous avez frôlé une qualification européenne l’an passé. Est-ce l’objectif de la saison?

REPONSE: “L’objectif sera communiqué aux joueurs à la fin du mois de juillet. On va attendre de voir l’effectif que l’on possède, de voir son potentiel et ensuite on verra ce que l’on peut faire. On veut asseoir le club parmi les dix premiers du championnat. Quand on voit que Nice vient d’être acheté par un milliardaire (l’Anglais Jim Ratcliffe, ndlr), que Bordeaux ou Saint-Étienne mettent les moyens financiers, il faut savoir raison garder. Il y a des choses qui seront réalisables, d’autres pas. A un moment, il faut être conscient des moyens financiers des autres clubs. Je n’ai pas de moyens financiers supplémentaires, je n’ai pas de nouveau stade: on va faire ce que l’on peut avec les moyens que l’on a.”

Q: N’est-ce pas une saison charnière avant la hausse des droits télés?

R: “Elle est plus que charnière. Il faut que Montpellier soit l’an prochain en première division. On ne veut pas louper l’augmentation des droits télévisés. On veut assurer le maintien le plus tôt possible. Ensuite, je fais confiance au staff et aux joueurs pour aller le plus haut possible. A eux de surprendre comme ils l’ont fait les deux saisons précédentes.”

Q: La suspension du projet du nouveau stade a t-elle cassé une dynamique?

R: “Je ne sais pas si cela a cassé une dynamique, mais cela a mis un grand coup au club. On a pris une chape de plomb sur la tête. Le projet était lancé et prêt. Il ne manquait plus qu’à faire un débat public et à rechercher un architecte. C’est comme ça. Il y a des choses qui tombent du jour au lendemain, on ne va pas épiloguer. On va attendre les élections (municipales, au printemps 2020, ndlr). On saura alors qui est pour, qui est contre. Et on va savoir qui il faut soutenir. Les gens ont voulu mettre le stade au milieu des élections, on va être au cœur du débat.”

Propos recueillis en conférence de presse