Ligue 1: Max-Alain Gradel, gardien des ultimes illusions toulousaines

Le capitaine toulousain Max-Alain Gradel buteur face à Lille au Stadium, le 19 octobre 2019
Par Julien CARRERE / © 2020 AFP

A la dérive, Toulouse veut voir dans le retour à la compétition de Max-Alain Gradel, son capitaine et meilleur buteur des deux dernières saisons, une lueur d’espoir pour s’accrocher à ses dernières illusions de maintien avant un déplacement périlleux à Lille samedi (20h00) en Ligue 1.

Absent depuis deux mois pour une blessure à une hanche, Max-Alain Gradel (32 ans) a fait son retour à la compétition samedi dernier face à Nice (0-2).

Muet depuis cinq matchs consécutifs, le TFC, lanterne rouge, n’a plus connu une telle série depuis plus de vingt ans et le retour aux affaires de l’international ivoirien est un des derniers motifs d’espoir d’un club qui, à treize journées de la fin, compte treize points de retard sur Dijon, barragiste.

“Si je n’y croyais pas vraiment (au maintien, NDLR) je n’aurai pas pris le risque de revenir si vite”, affirme celui qui, en un peu moins de 25 minutes de jeuet un penalty provoqué manqué ensuite par Aaron Leya Iseka

, a rappelé son rôle majeur dans l’animation offensive du TFC.

Sans leur meilleur buteur deux dernières saisons (19 buts en 55 matchs), les Toulousains n’ont pas réussi à marquer le moindre but lors de six des sept matchs de L1 disputés sans lui.

Son retour est une lueur dans la nuit. “Max est un garçon avec du caractère et son retour a forcément un impact positif sur ses partenaires et sur l’environnement du club” affirme ainsi entraîneur Denis Zanko. “C’est un joueur majeur, décisif, qui peut faire basculer des matches et il le prouve depuis deux ans”, estime également ce dernier.

“Créer l’exploit”

Alors que Toulouse a battu le week-end dernier la pire série de son histoire en alignant un 15e match consécutif sans victoire (14 défaites et 1 nul), Gradel peut-il sauver à lui seul un club “que tout le monde a déjà envoyé en Ligue 2”, selon le champion d’Afrique 2015 lui-même?

“Non, car si on se sauve ce sera tous ensemble”, répond-il avant de relever le défi : “Personne ne croit en nous mais il faut prendre ça comme un challenge et moi c’est ce genre de bataille qui me motive et me donne envie de créer l’exploit”.

Les chiffres sont pourtant terribles : le TFC n’a plus gagné un match depuis plus de quatre mois… et reste sur une autre série noire de 21 déplacements consécutifs sans succès (15 défaites et 6 nuls). Toulouse est ainsi la seule équipe de L1 qui n’a pas encore gagné à l’extérieur cette saison (9 défaites et 4 nuls).

“Je suis un leader, je suis capitaine et je vais tout faire pour être décisif car les trois prochains matches (déplacement à Lille, réception de Rennes et déplacement à Dijon, NDLR) vont nous donner la direction”, veut pourtant croire Gradel.

“On ne va pas nier que les chiffres ne plaident en notre faveur mais tant qu’il y aura le plus petit espoir on va y croire” corrobore Denis Zanko, qui n’a toujours pas connu la victoire depuis qu’il a succédé à Antoine Kombouaré le 6 janvier dernier.

“On joue mieux et il y a de la cohérence dans l’équipe contrairement aux derniers mois”, étaye Gradel dans un tacle viril au précédent mandat de Kombouaré. Suffisant, selon lui, pour s’autoriser une improbable prophétie: “je ne pense pas qu’on va descendre. Les gens me prennent peut-être pour un fou mais moi j’y crois vraiment”. Capitaine bravache…