Ligue 1: Marseille, accroché par Bordeaux, laisse échapper la victoire

La joie de l’attaquant bordelais Rémi Oudin, après avoir égalisé (2-2) contre Marseille, lors de la 2e journée de L1, le 15 août 2021 au Stade Vélodrome
/ © 2021 AFP

Après avoir mené 2-0, Marseille a été tenu en échec par une équipe de Bordeaux qui s’est réveillée après la pause (2-2), dimanche soir au Stade Vélodrome en clôture de la 2e journée de L1, et a manqué l’occasion de prendre la tête du classement.

Avec quatre points en deux matches de championnat, l’OM de Jorge Sampaoli pointe à deux longueurs d’Angers, de Clermont et du Paris SG, en compagnie du voisin niçois, prochain adversaire et qui vient de renverser Lille (4-0).

Si les Olympiens ont montré de réelles qualités offensives, les erreurs, voire les errances défensives constituent un frein dans l’optique d’une qualification en Ligue des champions la saison prochaine.

L’OM est toujours en rodage à ce niveau. A l’image de Leonardo Balerdi, dont les gestes sont souvent mal maîtrisés et dont l’exclusion a été logique (88e).

Pour Bordeaux, en revanche, la deuxième période, où se sont entremêlées solidarité et prises de risques, est synonyme de progrès. Elle peut préfigurer des lendemains plus rieurs pour le club du nouveau président, Gérard Lopez.

Les recrues parlent

Son entraîneur, Vladimir Petkovic, avait pourtant concocté une équipe ultra-défensive en 5-4-1 “bloc bas” pour tenter de se rassurer après la défaite inaugurale à domicile face à Clermont (0-2). Et la sortie prématurée (14e) de l’attaquant nigérian Samuel Kalu, 23 ans, victime d’un malaise en début de rencontre (6e), n’a pas fait évoluer la donne.

Le pari a tenu une demi-heure. Le temps pour l’Américain Konrad de la Fuente de placer une accélération côté gauche et de servir Gerson en débordement. Le plus gros transfert estival du club olympien (près de 20 millions d’Euros) a alors offert un caviar de centre en retrait pour le Turc Cengiz Ünder, qui n’a ps manqué son deuxième but en deux matches (1-0, 34e).

Assis aux côtés de Jean-Pierre Papin, honoré par le club pour les 20 ans de son Ballon d’Or 1991, et de son patron Frank McCourt, le jeune président de l’OM Pablo Longoria pouvait enfin savourer.

Comme à Montpellier la semaine dernière (3-2), ses recrues ont régalé. Mais cette fois-ci, elles ont enflammé un Vélodrome avec 50.000 personnes qui attendaient cela depuis un an et demi.

Jusqu’à ce but, les hommes de Jorge Sampaoli n’étaient pourtant pas parvenus à créer de décalages dans l’arrière-garde bordelaise. Les coup-francs non cadrés de Dimitri Payet (5e et 31e) étaient à peine parvenus à équilibrer la frappe de Gideon Mensah, de peu à côté (24e).

Oudin tout seul

Mais ce but a tout changé. Payet s’est lâché encore un peu plus. Aidé par l’apathie de Mexer puis de Laurent Koscielny, il a repiqué à l’entrée de la surface pour battre Benoit Costil d’une frappe à ras-de-terre (2-0, 41e).

A la pause, Petkovic a donc réagi. Timothée Pembelé, 18 ans, tout juste prêté par le Paris SG, a remplacé un Mexer en difficulté. Et le “titi” parisien a commencé son festival côté droit. Il s’est joué du repli défensif inexistant de De la Fuente pour marquer avec l’aide de Luan Peres, qui a dévié le ballon (2-1, 51e).

Marseille, désorganisé, a alors commencé à tanguer et à concéder des corners. Sur le troisième consécutif, Toma Basic a vu Rémi Oudin, absolument seul à l’entrée de la surface. Le remplaçant de Kalu a égalisé d’une parfaite reprise du gauche (2-2, 57e) à la grande joie des 170 supporteurs bordelais.

La fin de rencontre, décousue, aurait pu permettre à chacune des équipes de l’emporter. Mais l’OM, déstabilisé par la deuxième période bordelaise, n’est jamais parvenu à maîtriser totalement la partie pour y croire vraiment.