Ligue 1: L’OM est là, et bien là

Les Marseillais en liesse sur le but du break inscrit par Amine Harit face à Rennes au stade Vélodrome, le 19 septembre 2021
Par Stanislas TOUCHOT / © 2021 AFP

Le bel été marseillais continue ! La fougue et l’enthousiasme de l’OM ont cette fois emporté Rennes, battu 2-0 dimanche au Stade Vélodrome, qui n’en finit plus de s’enflammer, et l’équipe de Jorge Sampaoli est désormais deuxième de Ligue 1.

Voilà donc les Marseillais tout en haut ou presque, pas si loin de l’intouchable Paris SG. Même si le défenseur Luan Peres a fait sourire samedi en estimant qu’il n’était “pas impossible” de gagner le championnat, peu importe. L’OM ne gagnera peut-être pas la L1, mais il est en tous cas en course pour la Ligue des Champions.

Toujours en verve offensivement, l’OM a aussi retrouvé de la solidité défensive, avec un deuxième match de championnat d’affilée sans but encaissé et n’a pas semblé émoussé par le déplacement de jeudi à Moscou en Ligue Europa (1-1). Le bon match réussi par Pau Lopez a par ailleurs permis de laisser de côté le délicat dossier du gardien de but titulaire.

Et le ciel est d’autant plus bleu au-dessus de Marseille, que les joueurs de Sampaoli ont toujours un match bonus à disputer, celui à rejouer face à Nice après les incidents de l’Allianz Arena.

Poussé par le Vélodrome, qui a rendu hommage à deux de ses plus illustres occupants, René Malleville, décédé ce dimanche, et Patrice de Peretti, qui a donné son nom au Virage Nord, Marseille s’est très vite lancé à l’assaut des buts rennais.

L’OM était alors cette équipe qui défend à quatre et attaque à 100 à l’heure, où le latéral droit théorique, Lirola, peut se retrouver en pointe, où Payet cherche à droite, à gauche ou dans l’axe où est le bon coup et où Guendouzi dévore balle au pied chaque espace qui s’ouvre devant lui.

Encore Dieng

Pendant le premier quart d’heure, les Rennais ont pu avoir un peu le tournis. Mais après des occasions signées Gueye de loin (2e), Dieng lancé en profondeur (5e) ou Payet sur un bon ballon d’Under (10e), l’équipe de Bruno Genesio a réussi à stabiliser la situation.

Guendouzi a encore touché le haut de la barre d’une frappe superbe (30e) puis les Marseillais se sont frustrés, Rennes est devenu dangereux, sans excès, et Jorge Sampaoli a pris son carton jaune traditionnel, doublé d’un rouge pour son adjoint Pancho Abardonado.

L’OM aurait pu ressasser cette fin de période un peu moins convaincante mais les Marseillais sont au contraire repartis pied au plancher et ont très vite trouvé l’ouverture grâce au jeune Bamba Dieng.

A la 48e minute, sur un centre magnifique de Lirola, le Sénégalais a coupé au premier poteau d’un vrai appel d’avant-centre pour tromper Alfred Gomis. Après ses deux buts monégasques, Dieng continue donc de rendre moins douloureuse l’absence d’Arkadiusz Milik.

Le but de Dieng a ouvert un quart d’heure marseillais de grande qualité, à peine perturbé par une frappe de Flavien Tait (63e) bloquée par Pau Lopez, chaleureusement applaudi par le Vélodrome, ce qui avait été moins le cas à l’annonce des équipes, quand on a su que Steve Mandanda allait s’asseoir sur le banc pour la troisième fois de suite.

Moins de dix minutes après l’ouverture du score de Dieng, l’OM a fait le break grâce à Amine Harit, sur un but un peu heureux, initié une fois de plus par un ballon long de Luan Peres.

La suite a été bien gérée par la jeunesse marseillaise, pleine de qualité et d’envie, mais qui a encore quelques astuces à apprendre. C’est ce qu’a montré Payet à Dieng en le rattrapant par la manche alors qu’il sortait en courant pour être remplacé par Luis Henrique. L’OM menait 2-0 et pour une fois, il n’y avait aucune raison d’aller à fond.