Ligue 1: Koscielny, la valeur ajoutée des Girondins

Laurent Koscielny lors du match de Ligue 1 face à Montpellier le 17 août 2019, au stade Matmut Atlantique de Bordeaux.
Par Raphael PERRY / © 2019 AFP

Merci patron ! Unique recrue d’envergure des Américains de GACP adeptes du low-cost cet été, l’ancien Gunner Laurent Koscielny s’est rapidement imposé comme le chef de la défense et le guide de Bordeaux, alors que se profile la réception de Brest samedi.

Après neuf saisons passées à Arsenal, il avait la volonté à près de 34 ans de revenir en France et de se rapprocher de sa famille, en allant s’il le faut au bras de fer, sans que ce retour ne soit perçu comme une pré-retraite.

Rennes, club revenu en vogue et qualifié pour l’Europe, était une destination sportivement idéale mais Koscielny a choisi Bordeaux en pleine reconstruction, plus près de sa Corrèze natale, avec un contrat longue durée.

L’international aux 51 sélections se voulait aussi rassurant quant à son état physique. Personne n’a oublié sa rupture du tendon d’Achille droit début mai 2018 qui l’a privé de la dernière Coupe du Monde, ni ses larmes lors d’un entretien pendant sa longue convalescence durant lequel il avait avoué que “la victoire des Bleus au Mondial lui avait certainement fait plus de mal psychologiquement que (sa) blessure”.

Par la suite, il avait rassuré son monde en retrouvant son niveau, sa place dans l’axe défensif et son brassard, avec cette finale de Ligue Europa perdue contre Chelsea en guise, dans sa tête, de match d’adieu.

C’est ce Koscielny qui a débarqué en Gironde. Humble, motivé malgré un challenge moins relevé que ceux qu’il a connus durant une décennie, ouvert au partage de son vécu, il a naturellement endossé le costume de leader dès que Paulo Sousa l’a aligné.

“Il amène de la confiance”

Cela n’a pu avoir lieu lors de la journée inaugurale à Angers où, remplaçant car pas au point physiquement, le défenseur avait assisté impuissant au naufrage tactique des siens pendant vingt minutes (1-3). Mais dès la suivante contre Montpellier (1-1), il avait rassuré tout son monde.

“C’est une référence en France, expliquait alors le gardien Benoît Costil qui l’a côtoyé en sélection. C’est sa rigueur, ses nombreuses qualités footballistiques, son leadership. Il peut nous apporter énormément, le groupe a besoin de ça. On a beaucoup à apprendre de Laurent”.

Depuis, il a confirmé à Dijon et contre Metz pour deux +clean-sheets+ (2-0) mais aussi à Lyon (1-1) où la défense girondine a réussi à annihiler pratiquement toutes les velléités adverses grâce à son sens de l’anticipation, son bon jeu de tête. Et ses relances qui cassent les lignes favorisent de fait les desseins de sa nouvelle équipe.

“Laurent a une énorme expérience et une qualité incroyable. Il possède une grande qualité technique et quand la première passe est bonne, l’action a plus de chance d’aboutir”, confirme le milieu brésilien Otavio.

“Il amène de la confiance aux joueurs à ses côtés”, résume Paulo Sousa. “Contre Metz, avec son expérience, son positionnement, et les autres défenseurs centraux Pablo et +Vuka+ (Jovanovic), ils ont permis de garder l’équilibre pour ne pas prendre de but”.

En attendant la venue du Paris SG dans une semaine qui aura valeur de test, c’est face à le promu Brest que Koscielny va répéter ses gammes. Avec toujours le même discours, la même envie: “je n’ai jamais triché. Je suis motivé et tant que les jambes et la tête répondent, je donnerai le maximum”.