Ligue 1: Icardi au PSG, fin de disette mais toujours des doutes

Mauro Icardi tente de se défaire du marquage du défenseur de Nantes Molla Wagué lors de la réception du PSG à La Beaujoire, le 4 février 2020
/ © 2020 AFP

En chipant un but à son compatriote Angel Di Maria mardi à Nantes en Ligue 1 (2-1), l’attaquant argentin Mauro Icardi a mis fin à plus d’un mois de disette au Paris SG, mais ce ne sera pas forcément suffisant pour rassurer.

Stade de la Beaujoire, 29e minute: Kylian Mbappé accélère sur l’aile gauche et dépose plusieurs défenseurs, avant de centrer en retrait à ras de terre pour Di Maria dont la frappe du gauche semble aller droit au fond. Mais c’est en fait une petite pirouette d’Icardi, déviant la balle, qui a permis au ballon de terminer dans les filets.

Il était temps pour le “Goleador” de 27 ans, arrivé affamé d’Italie l’été dernier et transformé en machine à buts. Fin décembre, son compteur affichait 17 buts en 24 matches toutes compétitions confondues, dont 9 buts en 14 tirs et autant de matches de Ligue 1, ainsi que cinq réalisations en six rencontres de Ligue des champions.

Mais depuis son doublé contre Amiens le 21 décembre, plus rien: zéro pointé face à Monaco (deux fois), Lille en L1, ainsi que contre Lorient (L2) puis Pau (N) en Coupe de France. Rien même contre Montpellier samedi, quand l’entraîneur parisien avait fait sortir un Mbappé très mécontent pour le faire entrer.

Cavani n’est pas loin

Mardi soir, son efficacité clinique lui a encore manqué en tout début de rencontre: seul face à Denis Petric à la 3e minute, il a tiré directement sur le gardien slovène, qui disputait là son premier match en jaune pour pallier le forfait d’Alban Lafont.

Peu après, il a bien suivi une passe en retrait hasardeuse d’Andrei Girotto pour son gardien. Dans leur duel dans la surface, Icardi a semblé déstabilisé par Petric et a réclamé un penalty, mais l’arbitre ne lui a accordé qu’un corner.

Et bien plus tard, servi en retrait par Mbappé dans la surface, il a tergiversé avant de transmettre la balle à Di Maria, dont la frappe a buté sur Petric (74e). Quatre minutes plus tard, Tuchel l’a rappelé sur le banc pour faire entrer Julian Draxler.

Il aurait pu préférer à l’Allemand Edinson Cavani: l’Uruguayen, quasiment parti à l’Atlético Madrid en janvier mais finalement resté dans la capitale, peut espérer bénéficier à terme de la rude concurrence qui règne dans l’attaque parisienne.

Eclipsé cet automne par l’insolente réussite d’Icardi, le Matador est là jusqu’au mois de juin, terme de son contrat, et son profil, plus actif sur le terrain bien que moins tranchant, peut lui permettre de nourrir quelques souhaits.

Si l’idole du Parc des Princes et meilleur buteur de l’histoire du club parisien avec 198 unités au compteur continue de se languir sur le banc, l’écart se réduit dans la hiérarchie.