Ligue 1: Hamouma sauve Saint-Etienne de la correctionnelle

Le milieu de terrain de Saint-Etienne Romain Hamouma (c) auteur d’un doublé lors du match nul à domicile face à Toulouse 2-2 le 14 septembre 2019
/ © 2019 AFP

Un doublé de Romain Hamouma a permis à Saint-Etienne d’arracher le nul face à Toulouse (2-2), dimanche au stade Geoffroy-Guichard, au terme d’un match fou qui n’a pas caché les carences stéphanoises malgré une belle réaction d’orgueil.

Le résultat de ce match de la 5e journée de L1 n’est pas très rassurant pour les Stéphanois, qui ont livré une première période catastrophique, collectivement et physiquement. Heureusement que leur seconde partie de match a été bien meilleure après une réorganisation, sans quoi ce serait avec de gros doutes qu’ils auraient abordé jeudi la Ligue Europa en Belgique contre La Gantoise.

“Nous avons commis des erreurs qui nous ont donné un lourd handicap, mais l’équipe a eu la force de ne pas lâcher pour revenir au score”, a reconnu l’entraîneur Ghislain Printant.

Hamouma, qui a porté son total de buts à trois cette saison, a redonné espoir à son équipe en réduisant l’écart juste avant la mi-temps d’un tir enveloppé qui a trompé le gardien toulousain Baptiste Reynet (45e) avant d’égaliser en début de seconde période en reprenant un centre délivré de l’aile gauche par Denis Bouanga (57e).

Car auparavant, les Toulousains ont ouvert la marque sur un penalty bêtement concédé par Timothée Kolodziejczak pour une faute sur Aaron Leya Iseka et transformé par l’ancien Vert, Max-Alain Gradel (14e).

Leya Iseka a doublé la marque peu après en reprenant un service de Wesley Saïd (24e) alors que Toulouse aurait pu obtenir un second penalty pour une faute de Yann M’Vila sur ce même Leya Iseka sans que l’intervention de l’assistance vidéo ne trouve à redire (34e).

Le TFC aurait pu aussi s’assurer une confortable avance alors que le score était de 2-0 en sa faveur, mais le gardien Stéphane Ruffier a été décisif en détournant deux tirs de Saïd dont le second sur le poteau (38e, 40e). Et un but a aussi été refusé au Grec Efthymios Koulouris pour un hors-jeu peu évident mais refusé après intervention de la vidéo (70).

“Il y a une grosse frustration. On a la possibilité de rentrer à la mi-temps avec pratiquement un score de 3-0, et finalement il y a 2-1 à la pause et ils égalisent après la mi-temps”, a regretté Alain Casanova.

L’assistance vidéo, 23e homme

C’est donc presque un moindre mal pour les Verts que de repartir du Chaudron avec un point, car une défaite aurait fragilisé encore plus l’entraîneur stéphanois Ghislain Printant, novice en tant que N.1 à ce niveau, à quelques jours de la C3.

Le technicien avait maintenu sa confiance au poste d’avant-centre à Wahbi Khazri dans son onze de départ, le Tunisien a trop peu influé sur le jeu. Il a compté sur Ryad Boudebouz pour animer les débats, celui-ci a relativement déçu en tant que meneur de jeu de l’équipe.

Il aura d’ailleurs fallu attendre une réorganisation tactique, avec le remplacement de Boudebouz par Robert Beric à la mi-temps, pour voir la révolte s’organiser. Le positionnement du Slovène en pointe, permettant à Khazri d’évoluer moins haut, a été bénéfique pour le jeu des Stéphanois.

Beric, joueur de surface, a même bien failli être l’homme du match au cours des 45 minutes qu’il a eues. Il a été proche d’inscrire deux buts finalement refusés après intervention de l’assistance vidéo, laquelle n’a pas voulu voir non plus une faute discutable de Gradel sur Cabaye dans la surface (53e).