Ligue 1: Guendouzi et Kamara, les vrais indispensables de l’OM

Le Marseillais Mattéo Guendouzi (c) à la lutte avec Boubacar Traoré du FC Metz au stade Saint-Symphorien, le 13 février 2022
Par Stanislas TOUCHOT / © 2022 AFP

A l’OM, la défense craque parfois et l’attaque se grippe de temps en temps. Le milieu de terrain, en revanche, porté par les indispensables Mattéo Guendouzi et Boubacar Kamara, est le moteur de l’équipe de Jorge Sampaoli, en déplacement à Troyes dimanche (17h05).

Jeudi en Ligue Europa Conférence contre Qarabag (3-0), Guendouzi a fait un peu plus qu’un match complet. Comme d’habitude, il a couru partout, harcelé ses adversaires et poussé ses équipiers, et il a même marqué un but. Plus rare, il a aussi réussi à en faire annuler un autre, celui inscrit de la main par l’attaquant de Qarabag Ibrahima Wadji.

Furieux, le milieu de terrain marseillais a suivi le Sénégalais partout, pas du tout effrayé à l’idée d’aller se confronter à l’ensemble de l’équipe adverse. Wadji a même révélé sur RMC que Guendouzi lui avait demandé de ne pas mentir, Dieu risquant de le “punir”.

Mission accomplie et but annulé, l’ancien joueur d’Arsenal avait encore de l’énergie pour mener la fête dans le bus ramenant l’OM à l’aéroport de Bakou, comme l’a montré une vidéo publiée par Dimitri Payet sur les réseaux sociaux.

En décembre, Guendouzi avait expliqué que ce tempérament de combattant qui fait merveille à Marseille était profondément ancré en lui. “Je reste moi-même. Je vais toujours pousser, toujours être là pour eux. Je ne m’invente pas un rôle, j’ai toujours été comme ça.”

Et le match de jeudi en Azerbaïdjan est finalement un bon résumé de tout ce que le néo-international apporte à l’OM, au point d’apparaître comme l’un des deux ou trois joueurs réellement indispensables à Sampaoli, comme l’avait bien résumé Frédéric Antonetti au mois de novembre. “Le danger c’était Payet, un joueur de classe mondiale. Lui et Guendouzi. Le reste ce sont des bons joueurs, mais sans plus”, avait déclaré le coach de Metz.

Maturité tactique

Les chiffres le montrent aussi: l’OM a joué 37 matches cette saison et Guendouzi en a débuté 34. Lors des trois autres, il est entré en jeu.

A ses côtés, ou un peu derrière lui, Guendouzi a souvent trouvé Boubacar Kamara, autre pièce maîtresse du mouvant et parfois déroutant dispositif de Sampaoli.

A 22 ans, le Marseillais de naissance fait preuve d’une maturité tactique impressionnante. Formé défenseur central et installé au poste de sentinelle par Rudi Garcia, Kamara a encore beaucoup voyagé sur le terrain cette saison.

En début d’exercice, il occupait ainsi le poste hybride de latéral droit/N.6 que Sampaoli confie désormais plutôt à Valentin Rongier. Depuis quelques matchs, Kamara joue désormais à ses deux postes traditionnels, en alternant selon les moments: en phase offensive, il est milieu de terrain, et quand l’OM n’a plus la balle, il redescend se positionner au centre de la défense qui forme alors une ligne de cinq.

“Ces changements ne nous choquent pas. Vous voyez les matchs mais on travaille la semaine, le coach sait ce qu’il fait. On sait qu’on peut changer de structure à tout moment. On travaille à plusieurs postes, plusieurs systèmes et on doit s’adapter en match”, a expliqué Kamara mercredi à Bakou.

Essentiels au sein de cet OM version 2021-2022, les deux hommes devraient en revanche se quitter la saison prochaine, Kamara étant en fin de contrat en juin et une prolongation étant chaque jour plus improbable.

Guendouzi, lui, devrait rester, l’option d’achat attachée à son prêt étant automatiquement activée en cas de maintien. “Je prends énormément de plaisir et je compte m’inscrire sur la durée à l’OM C’est naturel”, a-t-il assuré.