Stevan Jovetic (au centre) est félicité par ses coéquipiers après avoir marqué le but de la victoire de Monaco contre Angers à Louis II, le 4 février 2020
Par Christophe BELLEUDI / © 2020 AFP

Grâce à un superbe but de Stevan Jovetic et malgré la souffrance, Monaco et son entraîneur Robert Moreno ont enfin remporté un match en L1 en 2020, contre Angers (1-0) mardi lors de la 23e journée.

Après avoir récolté un petit point en trois rencontres de championnat depuis le début de l’année, Monaco a sonné le réveil. Sans encaisser qui plus est! Une autre première pour Moreno.

Il serait pourtant bien osé de s’avancer à dire que cette équipe va mieux, tant la deuxième période a été compliquée…

Toutefois, avant le déplacement de samedi à Amiens, la remontée au classement peut s’enclencher. L’équipe de la Principauté compte désormais 32 points, soit huit de moins que le 3e du classement, Rennes, défait à Lille (1-0) ce mardi soir.

Si le but monégasque, splendide, est arrivé assez rapidement, cette victoire a été très compliquée à construire pour les hommes de Moreno.

Afin de déstabiliser Angers, qui venait d’en prendre quatre à domicile contre Reims (4-1), Moreno a décidé de mettre en place un “4-4-2 en rombo”, comme on dit en Espagne. C’est-à-dire en losange, avec un N.10, Cesc Fabregas, en soutien de deux attaquants, Wissam Ben Yedder et Stevan Jovetic.

Jovetic, homme du moment

Et le Monténégrin, déjà buteur contre Strasbourg (1-3) lors du dernier match monégasque à domicile en L1, a été rapidement décisif.

Entre Ismaël Traoré et Mateo Pavlovic, peu concernés par son marquage, il a repris, d’une tête renversée lobée, une belle ouverture de Youssouf Fofana. Danijel Petkovic, avancé, a été implacablement battu (1-0, 18e).

Jusqu’à la pause, rien ne s’est ensuite réellement passé. Seul Pierrick Capelle, de la tête, a obligé Benjamin Lecomte à une belle claquette (45e+1).

Cette opportunité a cependant préfiguré la seconde période. Angers s’est mis à dominer un Monaco fébrile. Fabregas a laissé sa place à Aurien Touchameni. L’ASM est alors passée en 4-4-2 à plat, prête à défendre et contrer.

Elle a beaucoup défendu. Elle a aussi laissé Capelle (65e) puis Santamaria (74e) s’offrir des balles de but. Mais ils n’ont pas cadré. Elle a peu contré, pour ne pas dire jamais. Islam Slimani est lui resté sur le banc.

Mais l’essentiel a été sauvé pour Moreno. Dans une grande souffrance, son équipe a enfin gagné un match de L1. Et, paradoxalement, elle peut encore rêver de retrouver le haut du classement.