Ligue 1: Baldé et Khazri, symboles du sursaut de Dijon et Saint-Etienne

L’attaquant bissau-guinéen Mama Baldé (gauche) lutte pour s’emparer du ballon avec le défenseur suisse de Nice, Jordan Lotomba, lors du match entre Dijon et Nice à l’Allianz Riviera le 29 novembre 2020
/ © 2020 AFP

Un penalty pour Whabi Khazri face à Lille (1-1) et un doublé pour Mama Baldé à Nice (3-1) ont redonné le sourire à Saint-Etienne et Dijon, qui s’affrontent dimanche en Ligue 1 (15H00) dans un duel déjà important pour le maintien.

Les deux attaquants ont mis fin à de mauvaises séries dans leurs clubs respectifs: les Verts (15es) ont interrompu la semaine passée une passe de sept défaites de rang; quant au DFCO, lanterne rouge avec quatre résultats nuls, il n’avait tout simplement pas encore gagné cette saison en L1 avant d’aller s’imposer à Nice.

Khazri, rendement insuffisant

Arrivé à l’été 2018 à l’ASSE pour un transfert de sept millions d’euros, Khazri avait pourtant bien débuté dans le Forez avec seize buts inscrits dont treize en L1, et dix passes décisives toutes compétitions confondues sur sa première saison.

Hélas, le feu s’est vite éteint entre blessures, suspensions et performances insuffisantes.

Seulement huit buts en 2019-2020 et le manager général du club stéphanois, membre du directoire, Claude Puel, a vite fait les comptes d’autant qu’il cherche à réduire la voilure économique.

Comme d’autres, l’international tunisien (29 ans), qui perçoit un salaire mensuel de 200.000 euros selon plusieurs médias, a été placé sur la liste des transferts sans trouver la destination qui lui convenait alors qu’il est sous contrat jusqu’en 2022, avant d’être réintégré.

Dans un effectif jeune et inexpérimenté, sa présence peut être un atout à condition de se conformer à la vie de groupe conçue par Claude Puel.

“Je compte sur Wahbi Khazri comme je compte sur tout le monde, jeunes et moins jeunes”, se contente de commenter, sobrement, le technicien.

Exclu face à Lens, pour son premier match de la saison, avec une suspension, puis une seconde après avoir été averti à Metz, le joueur s’est mis des freins à un retour en forme rapide.

Car depuis un an et demi, l’attaquant reçoit plus de cartons jaunes qu’il ne marque de buts…

Ainsi, le penalty transformé face à Lille qu’il avait lui-même obtenu était son premier but de la saison, et seulement le 4e en 2020.

Le sourire de Baldé

A Dijon, en revanche, Mama Baldé, recruté en 2019 en provenance du Sporting Lisbonne dans le cadre du transfert du défenseur Valentin Rosier au club lisboète, apporte le sourire.

L’attaquant bissau-guinéen a porté à Nice son total à quatre buts cette saison, huit sur l’année 2020.

Perçu comme un ailier, c’est comme avant-centre qu’il s’est illustré chez les Aiglons.

“Même si ça fait un moment que je n’ai pas joué en +neuf+, je connais très bien ce poste. J’ai débuté devant avant de passer sur le côté lors de ma première année en professionnel”, précise Mama Baldé.

“Je trouvais dommage qu’il soit enfermé dans un rôle de joueur de couloir. Il est polyvalent, capable de jouer sur les deux côtés, dans l’axe, et son profil est intéressant, car c’est un joueur de profondeur, avec une bonne vitesse. Plutôt adroit devant le but, il sait focaliser l’attention des défenses adverses”, analyse de son côté le nouvel entraîneur du club, David Linarès.

Celui-ci, qui le considère “comme un véritable atout offensif” compte s’appuyer “sur sa bonne dynamique”.

Et Baldé (25 ans) ne manque pas non plus d’ambition pour la suite.

“Quand je suis arrivé, mon objectif était de mettre dix buts sur une saison. Comme je suis rapide, j’aime bien être devant, là où on a plus de chance de marquer. Ces deux buts étaient importants pour la confiance que l’équipe avait en moi”, a-t-il confié cette semaine au quotidien le Bien public.

Mama Baldé comme Wahbi Khazri ne comptent pas s’arrêter là, espérant que la réussite de dimanche contribue au décollage de leur équipe.