Ligue 1: avant Nice-Marseille, d’autres matches qui ont dégénéré

Le gardien de Lyon Anthony Lopes lors d’incidents pendant un match à Bastia, le 16 avril 2017
/ © 2021 AFP

Avant Nice-Marseille dimanche, deux autres rencontres de Ligue 1 ne sont pas parvenues à leur terme en raison d’incidents impliquant supporters et joueurs: Bastia-Lyon et Metz-Lyon qui, à chaque fois, ont donné lieu à des sanctions pour le club hôte.

16 avril 2017: BastiaLyon

Durant l’échauffement, une cinquantaine de supporters corses pénètrent sur la pelouse pour s’en prendre violemment aux joueurs et à l’encadrement lyonnais. Des coups sont échangés.

Ces premiers incidents retardent de près d’une heure le coup d’envoi du match.

En fin de première période, alors que les deux équipes rentrent aux vestiaires, une altercation éclate entre le gardien de l’OL Anthony Lopes et le secrétaire général du SCB Anthony Agostini, qui dégénère en de nouvelles échauffourées.

Le match est cette fois arrêté pour de bon.

Deux jours plus tard, Bastia prend la décision de fermer à titre conservatoire la tribune des ultras d’où les tensions sont venues.

La Ligue, elle, sanctionne le club corse à jouer à huis clos son prochain match à domicile, dans l’attente des conclusions de l’instruction.

Celle-ci terminée, la commission de discipline inflige à Bastia, qui risquait un retrait de points, une défaite sur tapis vert.

Le stade de Furiani est suspendu pour deux matches supplémentaires. M. Agostini est suspendu quatre mois ferme (plus deux avec sursis) de toutes fonctions officielles.

Bastia fait appel auprès de la Fédération mais celle-ci maintient les sanctions.

3 décembre 2016: MetzLyon

Durant le match, alors que Metz mène 1-0, des pétards lancés d’une tribune explosent tout près du gardien lyonnais Anthony Lopes. Celui-ci s’écroule sur le terrain. Des examens à l’hôpital révéleront plus tard “une surdité traumatique”.

L’arbitre demande alors aux équipes de rentrer aux vestiaires. Elles ne reviendront pas.

Avant de se prononcer sur le fond, la Ligue décide de fermer la tribune incriminée.

Après les conclusions de l’instruction, la commission de discipline sanctionne Metz d’un retrait de deux points (plus un avec sursis). Le match devra aussi être rejoué.

Deux mois plus tard, la sanction a été réduite en appel à trois points de retrait avec sursis.