Ligue 1: Aouchiche, le bon choix chez les Verts

Le milieu de terrain de Saint-Etienne, Adil Aouchiche, prend de vitesse son homologue suédois de Nîmes, Niclas Eliasson, lors de leur match de L1, le 4 avril 2021 au Stade des Costières
Par Francois-Jean TIXIER / © 2021 AFP

Comme d’autres avant lui formés au Paris Saint-Germain sans pouvoir s’y imposer au milieu des stars, Adil Aouchiche a choisi l’exil pour obtenir du temps de jeu. Un choix payant pour le nouveau milieu offensif de l’AS Saint-Étienne, âgé de 18 ans.

Il va pouvoir étalonner ses progrès contre le grand rival de son club formateur, l’Olympique de Marseille, dimanche (13h00) pour la 36e journée de Ligue 1.

Avant lui, les Christopher Nkunku (RB Leipzig), Jonathan Ikoné (Lille), Moussa Diaby (Bayer Leverkusen), Arnaud Kalimuendo (Lens) ou autre Yacine Adli (Bordeaux) ont aussi percé ailleurs loin de la capitale.

Originaire du Blanc-Mesnil, en région parisienne, Aouchiche a signé libre l’été dernier pour trois ans chez les Verts moyennant une prime à la signature de quatre millions d’euros.

C’est l’assurance de pouvoir jouer en Ligue 1 après n’avoir participé qu’à trois rencontres dans l’élite avec le PSG la saison dernière (1 but), ce qui l’a incité à choisir le Forez pour parfaire sa formation au plus haut niveau.

Titularisé dès la 1re journée de L1 contre Lorient (2-0), l’international français des moins de 20 ans a depuis disputé 31 matches avec l’ASSE (20 titularisations).

Il a été impliqué sur sept buts de son équipe (deux buts, cinq passes décisives) soit quatre de plus que tout autre joueur de moins de 19 ans dans le Championnat de France.

Le moins que l’on puisse dire est qu’Aouchiche ne regrette pas son choix d’avoir opté pour les Verts de Claude Puel et sa réputation à promouvoir les jeunes.

“Je suis très bien à Saint-Étienne. Je suis venu car je savais que j’allais jouer, progresser, faire mon métier et ne pas attendre sur le banc”, a-t-il confié le 9 avril au quotidien régional La Tribune-Le Progrès.

Reconnaissant

“On dit qu’enchaîner les matches fait gagner de l’expérience. J’ai pris en maturité, je tiens mieux sur mes jambes, je peux répéter encore plus d’efforts. Il y a eu bien sûr des moments plus ou moins bons”, a-t-il encore dit.

Car Adil Aouchiche n’est pas encore un titulaire indiscutable.

Il n’a joué plus de 80 minutes sur un match qu’à cinq reprises, restant avant tout en apprentissage au sein d’une équipe longtemps en difficulté cette saison (13e) dans laquelle il est utilisé sur le côté gauche plus que dans l’axe.

“Pour évoluer numéro 10, il faut jouer dos au jeu. Ce poste est dur à assumer. A gauche, ça lui permet d’entrer entre les lignes. Il doit aussi gagner en densité physique”, justifiait Puel en décembre alors que l’ancien Parisien traversait une période plus délicate.

“Claude Puel me fait énormément progresser. Il me parle souvent pour connaître mon ressenti individuellement et collectivement. Il veut mon bien comme celui de l’équipe. C’est un entraîneur très exigeant. Il a de grosses ambitions. Il fait jouer les jeunes, dont moi, et je lui en serai toujours reconnaissant”, a souligné Aouchiche.

Alors qu’il était un des grands espoirs du PSG, son arrivée à Saint-Étienne a suscité localement une grosse attente.

“C’est normal mais je l’ai plutôt bien gérée. C’est bien d’être attendu au tournant. Cela met une bonne pression”, admet le joueur, espérant briller face à l’OM.