L’appel d’Ahmad Ahmad contre sa suspension tranché avant les élections à la CAF

L’ancien président de la Confédération africaine de football (CAF), le Malgache Ahmad Ahmad, au Caire, le 21 janvier 2020
/ © 2021 AFP

Le Tribunal arbitral du sport examinera le 2 mars l’appel de l’ex-patron du football africain Ahmad Ahmad contre sa suspension par la Fifa, ce qui peut lui permettre de revenir dans la course pour briguer un deuxième mandat.

La juridiction sportive a “mis en oeuvre une procédure accélérée” et rendra sa sentence “avant le 12 mars”, jour des élections à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF) prévues à Rabat, selon un communiqué publié vendredi.

S’il est blanchi des manquements éthiques qui lui ont valu cinq ans de suspension infligés en novembre, le dirigeant malgache de 61 ans pourra donc tenter de récupérer son poste, alors que quatre candidats sont déjà en lice.

“En raison notamment d’un risque de dommage irréparable pour M. Ahmad en cas de maintien de la sanction disciplinaire” avant le scrutin, le TAS “suspend temporairement les effets” de la décision de la Fifa, permettant à l’ex-patron du football africain de mener campagne.

Le 19 novembre dernier, la commission d’éthique de l’instance avait privé pour cinq ans Ahmad Ahmad de “toute activité relative au football”, nationale ou internationale, et l’avait condamné à 200.000 francs suisses (185.000 euros) d’amende.

La justice interne de la Fifa estimait qu’il “avait manqué à son devoir de loyauté, accordé des cadeaux et d’autres avantages, géré des fonds de manière inappropriée et abusé de sa fonction de président de la CAF”.

L’intérim est assuré par le Congolais Constant Omari, et la Fifa a validé quatre candidatures pour succéder à Ahmad Ahmad: le Mauritanien Ahmed Yahya, le Sud-Africain Patrice Motsepe, le Sénégalais Augustin Senghor et l’Ivoirien Jacques Anouma.

Chacune des 54 fédérations africaines dispose d’une voix pour un scrutin majoritaire à plusieurs tours, qui peut entraîner des alliances après le premier tour si une majorité absolue n’est pas dégagée.