L’AmĂ©ricaine Megan Rapinoe après son but contre la France en quart de finale du Mondial, le 28 juin 2019, au Parc des Princes
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Megan Rapinoe, co-capitaine de l’Ă©quipe amĂ©ricaine championne du monde en juillet dernier et icĂ´ne de la lutte pour les droits des LGBT et l’Ă©galitĂ© homme-femme, a remportĂ© le deuxième Ballon d’Or fĂ©minin de l’histoire, lundi Ă  Paris.

La joueuse de Seattle, meilleure buteuse et meilleure joueuse du Mondial, succède Ă  34 ans Ă  la NorvĂ©gienne Ada Hegerberg, l’attaquante de Lyon sacrĂ©e en 2018 pour le lancement de ce trophĂ©e organisĂ© par le magazine France Football.

Cet Ă©tĂ©, elle a illuminĂ© les terrains de France lors d’un Mondial survolĂ© par les AmĂ©ricaines, suscitant aussi un emballement mĂ©diatique par ses sorties politiques.

Figure fĂ©ministe et de la lutte LGBT, qui fut l’une des premières joueuses connues Ă  faire son coming-out en 2012, elle est progressivement devenue une icĂ´ne de l’opposition au prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump, sa notoriĂ©tĂ© dĂ©passant rapidement le cadre du football. Sa chevelure violette s’est retrouvĂ©e en “une” de toute la presse, pas seulement amĂ©ricaine.

Au théâtre du Châtelet lundi soir, le discours de l’AmĂ©ricaine Ă©tait très attendu, elle qui ne manque que rarement l’occasion d’exprimer un message quand elle le peut.

Mais Rapinoe a boudĂ© la cĂ©rĂ©monie, et le prix lui a Ă©tĂ© remis en son absence. “Je ne peux pas croire que je suis celle qui le gagne. On a vĂ©cu une annĂ©e incroyable. On a de la chance d’avoir Ă  nos cotĂ© tous ces joueurs qui nous poussent vers le haut. Je ferai le maximum pour ĂŞtre lĂ  l’annĂ©e prochaine”, a-t-elle dĂ©clarĂ© dans un message vidĂ©o diffusĂ© lors de la cĂ©rĂ©monie.

Elle a devancĂ© l’Anglaise Lucy Bronze et sa compatriote Alex Morgan, dans un classement Ă©tabli par un panel de journalistes internationaux spĂ©cialisĂ©s. Et selon des critères qui n’ont laissĂ© que peu de doute sur le succès de Rapinoe: les performances (individuelles et collectives), la classe, et la carrière.