La Coupe d’Italie pour la Juve, un bol d’air pour Pirlo

L’entraîneur de la Juventus, Andrea Pirlo, avant la la finale de la Coupe d’Italie contre l’Atalanta, à Reggio d’Emilie, le 19 mai 2021
/ © 2021 AFP

Comme un air de retour à la normale au bout d’une saison si anormale: la Juventus Turin, la plus titrée en Coupe d’Italie, a mis au pas une belle Atalanta Bergame (2-1) pour remporter sa 14e coupe, mercredi à Reggio-Emilia.

Andrea Pirlo, au bout d’une première saison calvaire, remporte son deuxième titre comme entraîneur après la Supercoupe d’Italie en janvier. Même si, évidemment, le vrai jugement ne tombera que dimanche soir quand sa Juventus saura si elle se qualifie, ou non, pour la Ligue des champions, au terme de l’ultime journée de championnat.

En attendant, sa Juve s’est offert un bon bol d’air, pour le plus grand bonheur des ses dirigeants, Andrea Agnelli et John Elkann, et surtout de ses tifosi, ravis de revenir au stade pour soulever une coupe.

Pour le football italien, cette finale marquait en effet le retour des supporteurs dans un stade de football, dans une jauge toutefois encore très limitée: 4.300 spectateurs.

Bousculée en début de match par le rythme imposé par l’Atalanta, la Juve a eu le mérite de faire le dos rond sans s’affoler en première période avant de hausser le ton après la pause pour aller conquérir logiquement cette victoire.

Et elle le doit à ses jeunes recrues qui ont pris leurs responsabilités sans se cacher dans l’ombre parfois envahissante de Ronaldo: Dejan Kulusevski a ouvert le score (31e) puis Federico Chiesa (73e) a mis le but décisif, quelques secondes avant son remplacement.

Cadeau de départ

L’Atalanta Bergame, elle, voit la coupe lui filer sous le nez pour la deuxième fois en trois ans après sa défaite en finale en 2019 contre la Lazio (0-2). Gian Piero Gasperini pourra nourrir des regrets tant son équipe avait dicté le tempo en première période.

Après seulement trois minutes, Giaunluigi Buffon, avant de pouvoir soulever sa sixième Coupe et de faire ses adieux à la Juve, devait déjà intervenir devant Palomino.

Face à un Duvan Zapata en feu et une Atalanta survitaminée, la Juve subissait alors mais sans dégâts: Zapata à côté (5e), Pessina repris par Rabiot (12e), centre-tir non cadré de Freuler (25e).

Mais cette Juve, au moral retrouvé avec la victoire contre l’Inter Milan (3-2) en championnat, punissait l’Atalanta sur sa première occasion nette. Un joli tir enveloppé du gauche de Kulusveski, préféré à Paolo Dybala pour épauler Ronaldo, ponctuait un contre initié par une intervention vigoureuse de Juan Cuadrado.

Pas de quoi briser l’élan bergamasque pour autant: Buffon, après avoir sorti une tête de Hateboer (35e) ne pouvait rien sur un frappe en force de Ruslan Malinovskyi (41e), l’homme de la fin de saison à l’Atalanta (7 buts, 9 passes décisives en 11 matches).

Changement de décor après la pause avec une Juve enfin au diapason, plus haute, plus agressive et désormais beaucoup plus dangereuse. Pierluigi Gollini sortait d’abord un arrêt réflexe devant Kulusevski (58e), puis captait sans problème une tête de Ronaldo (59e) avant d’être sauvé par son poteau sur une incursion de Federico Chiesa servi par une talonnade de Ronaldo (60e)!

La pression montait et c’est logiquement que la Juve trouvait la faille par Chiesa, après un une-deux avec Kulusevski (73e)!

Un cadeau de la jeunesse de la Juve au “vieux” Buffon qui, à 43 ans, avait l’honneur de soulever la Coupe. Un bon cadeau de départ.