L2: Enzo Zidane, une première en France pour se relancer

Enzo Zidane, le 30 juin 2021 au stade Paul-Lignon de Rodez, dans l’Aveyron
/ © 2021 AFP

“Je voulais connaître la France”: formé en Espagne, Enzo Zidane, le fils aîné de “Zizou”, a rejoint la Ligue 2 et le “club familial” de Rodez, d’où sa mère est originaire, afin de relancer une carrière qu’il n’a, à 26 ans, pas encore réussi à faire décoller.

Même sourire en coin, même timidité et même voix monocorde, teintée d’accent marseillais: l’aîné des quatre garçons de l’ancien meneur des Bleus peut difficilement cacher sa prestigieuse ascendance.

Mais il a principalement été question mercredi, lors de sa conférence de presse de présentation au Rodez Aveyron Football (RAF), avec lequel il vient de s’engager pour une saison, de son propre parcours, sinueux.

“C’est comme ça, c’est le football”, a-t-il relativisé. “Il y a des moments où ça se passe bien et d’autres où ça ne se goupille pas. Pour l’instant, je n’ai pas eu cet endroit où je me suis épanoui. J’espère que ce sera le cas ici.”

Formé au Real Madrid, Enzo Zidane a fait ses débuts professionnels en 2014 avec l’équipe réserve du club, avant d’enchaîner les destinations sans jamais réussir à s’imposer: Alaves (Espagne), Lausanne (Suisse), Majadahonda (D2 espagnole), Aves (Portugal), Almeria (D2 espagnole).

Le milieu de terrain offensif, qui était sans club depuis octobre, s’est présenté mercredi au stade Paul-Lignon de Rodez avec sa compagne vénézuélienne et ses grands-parents maternels, originaires de la ville voisine d’Onet-le-Château.

“Comme vous devez le savoir, j’ai de la famille ici”, a-t-il expliqué concernant sa venue au RAF. “On a de très bonnes relations avec le club. Il y a eu un intérêt de leur part et j’avais ce même intérêt. Ça s’est fait très rapidement, naturellement.”

“Sportivement, je voulais connaître la France, en plus dans un club familial, qui a des valeurs comme les miennes”, a-t-il ajouté. “C’est plus facile de s’acclimater dans une nouvelle ville quand tu la connais. Je viens ici depuis toujours”.

Comme depuis le début de sa carrière, son maillot ruthénois devrait être floqué de son prénom, Enzo, plutôt que de son célèbre patronyme, au-dessus du numéro 5, celui qu’arborait son père au Real Madrid.

“On m’a proposé les numéros qui restaient. Et j’ai pris celui qui me plaisait le plus. Pas de connotation, rien de spécial”, a-t-il affirmé avec ce sourire en coin si familier.