L1: rien n’est réglé pour Nantes et Lorient, qui se neutralisent 1-1

Le défenseur malien de Nantes, Charles Traoré (2e g), à la lutte avec l’attaquant nigérian Terence Moffi (d) et le milieu de terrain sierra-léonais Treboh Chalibah, lors de leur match de L1, le 21 mars 2021 au stade de La Beaujoire à Nantes
Par Fanny CARRIER / © 2021 AFP

La “grande finale” pour le maintien n’a pas eu de vainqueur: tout reste à faire pour Nantes et Lorient, qui se sont neutralisés 1-1 dimanche à La Beaujoire pour la 30e journée de Ligue 1, un coup franc somptueux d’Armand Laurienté ayant répondu à Randal Kolo Muani.

Les deux hommes en forme ont parlé: Kolo Muani, héros de la victoire surprise la semaine dernière à Paris (2-1), a ouvert le score dans les premières minutes avec opportunisme (3e) mais Laurienté, révélation des dernières semaines chez les Merlus, a répliqué en toute fin de match (87e).

Ce résultat n’arrange personne puisque Nantes reste 18e et barragiste virtuel et Lorient 17e avec un petit point d’avance.

“Pour nous, c’est comme une défaite, on pouvait gagner ce match, c’est rageant”, a déclaré le milieu nantais Ludovic Blas à l’issue de la rencontre.

Au stade de la Beaujoire, les Canaris avaient pourtant frappé fort d’entrée de jeu: sur un centre en retrait de Moses Simon contré, Abdoulaye Touré a tenté un centre-tir qui a trouvé Kolo Muani, laissé seul dans la surface. Le jeune attaquant n’a eu qu’à tendre le pied droit pour couper la trajectoire (1-0, 3e).

Mais ils n’ont pas réussi à doubler la mise tout de suite: Matthieu Dreyer s’est interposé sur une frappe de Simon idéalement servi par Kolo Muani (5e), puis une tête de Nicolas Pallois est passée juste à côté du cadre (15e).

Les Merlus, très prompts à se projeter vers l’avant malgré un important déchet technique, en ont profité pour se créer une série d’occasions, mais sans parvenir à les concrétiser, comme la semaine dernière face à Nice.

Laurienté se montrait trop agressif et Terem Moffi, meilleur buteur de la saison côté lorientais, a vu un tir repoussé de la poitrine par Jean-Charles Castelletto (29e) et un autre passer à côté du cadre (49e).

Et le sort s’en est mêlé: quand l’arbitre a sifflé penalty pour une faute de Pallois sur Yohane Wissa, l’attaquant était en fait hors jeu (60e). Quand Andraew Gravillon a marqué de la tête, la balle était préalablement sortie sur le corner (70e).

Alors que les occasions se sont ensuite succédé de part et d’autre, c’est finalement un coup franc lointain qui s’est révélé décisif: d’une frappe puissante, Laurienté a trouvé la lucarne à quelque 35 mètres (1-1, 87e).

“Si mes souvenirs sont bons, celui qui frappait comme ça avant c’était Juninho, on n’en avait plus vu comme ça depuis”, a constaté Kombouaré.