L1: recrue phare d’Angers, Bernardoni conscient d’avoir “un autre statut”

Paul Bernardoni, alors gardien de Nîmes, lors du match de Ligue 1 à Bordeaux, le 3 décembre 2020
/ © 2020 AFP

Recruté par Angers pour plus de sept millions d’euros, le gardien de l’équipe de France Espoirs Paul Bernardoni, 23 ans, a conscience d’arriver “avec un autre statut”, mais ne compte pas s’arrêter en si bon chemin: “Il va falloir que je fasse mes preuves”, dit-il à l’AFP.

Q: Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager pour quatre ans à Angers ?

R: “La première chose, c’est que je voulais continuer à avoir du temps de jeu, continuer mon évolution, continuer à jouer. Et après trois prêts de suite, je voulais un contrat de plus longue durée, pour ne plus être dans la situation de ne pas savoir quoi faire au bout de six mois. Et puis il y a aussi eu le discours du président, du coach, du coach des gardiens. Je me suis senti désiré. Cela a été l’élément le plus important”.

Q: Votre transfert est de loin le plus cher de l’histoire du club, est-ce que cela vous met une pression supplémentaire ?

R: “Non, pas du tout. C’est pas moi qui les ai obligés à mettre ce prix-là. S’ils l’ont mis, c’est qu’ils estiment que je le mérite. Moi, je n’ai pas de problème à avoir avec ça. Moi, on me demande juste de jouer au foot. Evidemment, il va falloir que je fasse mes preuves. Quand je suis arrivé à Nîmes, je sortais d’une très grosse saison en Ligue 2. Là, j’ai plus de deux saisons en Ligue 1 dans les jambes, une saison pleine en Ligue 2. J’arrive avec un autre statut, mais j’en suis ravi. On grandit, on évolue, c’est le principal.”

Q: Quels sont vos objectifs pour cette année ?

R: “J’ai envie d’être le plus régulier possible, le plus performant, et essayer de ramener le maximum de points quand j’en aurai l’occasion. Et puis, il y a l’énorme objectif des JO. (Le report d’un an de 2020 à 2021) a été un peu compliqué au début, parce qu’on se prépare toute une saison pour ça. Et puis j’ai eu la crainte que notre génération ne soit plus sélectionnable. L’attente pour savoir si on pourrait y aller ou pas a été un peu longue ! (Quant à l’équipe A), je travaille au maximum, je vais essayer d’être le plus régulier possible, le plus performant, et si dans les années à venir j’ai cette chance-là parce que c’est quand même un honneur et une chance, tant mieux pour moi ! Mais ça va passer par énormément de travail.”

Propos recueillis par Fanny CARRIER.