L1: Première très attendue du Paris SG version Pochettino

L’Argentin Mauricio Pochettino, alors entraîneur de Tottenham Hotspur, lors d’un match de Ligue des Champions, le 6 novembre 2019 sur le terrain de l’Etoile Rouge de Belgrade
Par Emmanuel BARRANGUET / © 2021 AFP

Voilà enfin Mauricio Pochettino dans le bain, ou plutôt dans le “Chaudron” de Geoffroy-Guichard, pour son tout premier match à la tête du Paris Saint-Germain, mercredi à Saint-Étienne (21h00), malgré un effectif très diminué avant cette 18e journée de Ligue 1.

Première tronquée. Nommé samedi en remplacement de Thomas Tuchel, limogé avant Noël, “Poche” est privé de nombreux éléments, la star Neymar en tête, pour son premier match.

Pochettino, présenté mardi à 15h00 à la presse, doit également composer sans son vice-capitaine Presnel Kimpembé (cuisse), Leandro Paredes (hanche), Alessandro Florenzi (cheville) et Rafinha, touché par le Covid-19 selon la presse.

Dans le sens des retours, l’Argentin de 48 ans pourra peut-être ajouter à sa première recette Mauro Icardi, Pablo Sarabia, Danilo Pereira, Abdou Diallo ou Layvin Kurzawa.

“Poche” doit composer avec les mêmes problèmes que son prédécesseur, à la tête d’un effectif criblé de blessures depuis le début de la saison. Son premier onze sera quand même scruté de près par les suiveurs du PSG, et notamment son système de jeu. Un 4-2-3-1, comme à Tottenham?

Il ne sera pas forcément jugé tout de suite, il lui faut du temps pour découvrir ses joueurs, mijoter son équipe, redécouvrir la L1, qu’il a connue joueur, de 2001 à 2003, sous ce même maillot.

Contre Puel, le plus expérimenté

Mais il y a quand même une forme d’urgence, sinon le coach allemand n’aurait pas été écarté.

En effet, le PSG n’est que troisième, lui qui d’habitude a déjà distancé à mi-saison le troupeau des poursuivants.

Certes, le champion de France ne compte qu’une longueur de retard sur Lyon (1er) et Lille (2e). Mais le championnat très serré cette saison a instillé l’idée que le géant pouvait être détrôné, comme cela lui est arrivé par les Princes de Monaco en 2017.

Pour son premier match comme technicien en France, l’entraîneur le moins expérimenté de la L1, avez zéro match, affronte le plus expérimenté en exercice.

Claude Puel a dirigé 614 matches dans l’élite, il est le cinquième technicien le plus chevronné du Championnat de France (Guy Roux reste le maître avec 894 matches).

Mais son équipe patine. Certes, les Verts vont mieux, ils sont remontés à la 14e place. Après une terrible série de sept défaites, ils n’ont plus perdu depuis six matches, mais ils comptent cinq nuls et une seule victoire à Bordeaux (2-1).

Etat de grâce

Le PSG de Pochettino, même diminué, reste largement favori.

D’autant que Saint-Étienne, qui vient de rompre le contrat de son gardien Stéphane Ruffier après dix mois de guerre des nerfs, est aussi handicapé par les blessures.

L’ASSE est privé de trois titulaires au milieu de terrain, les récupérateurs Yvan Neyou et Madhi Camara, suspendu, et Wahbi Khazri, touché musculairement.

Pochettino dépend des résultats de l’OL et du Losc, mais il a l’occasion de remettre son équipe en tête et pourquoi pas de chiper le titre honorifique de champion d’automne avec un match contre Brest à suivre samedi pour la 19e journée, la dernière de la phase aller. Pour un premier vrai trophée, l’Argentin au palmarès d’entraîneur vierge aura une opportunité la semaine suivante avec le Trophée des champions contre Marseille, à Lens.

Mais le vrai juge, l’étoile au guide Michelin, se jouera lors de la double confrontation contre le FC Barcelone (16 février-10 mars), en 8e de finale de Ligue des champions.

D’ici là, l’ancien capitaine du club peut espérer une forme d’indulgence de la part des supporters et de sa direction. Pas les 100 jours, mais les cinquante, au moins. Un tout petit état de grâce…