L1: pour Tchouameni (Monaco), l’heure d’écrire une nouvelle histoire

Le milieu défensif de l’AS Monaco Aurélien Tchouameni contre le FC Metz au stade Louis II, le 5 décembre 2021
Par Christophe BELLEUDI / © 2021 AFP

“C’est le meilleur milieu de France”: l’entraîneur Niko Kovac ne tarit pas d’éloges lorsqu’il évoque Aurélien Tchouameni, qui mènera Monaco contre le Paris SG au Parc des Princes, dimanche soir, une opposition de gala où le néo-international a l’occasion de mesurer sa progression.

Il n’a pas encore 22 ans, et pourtant il sera la véritable pierre angulaire de Monaco en clôture de la 18e journée de Ligue 1. Aurélien Tchouameni (7 sélections), dont la cote de cesse de grimper et sur lequel les plus grands clubs européens commencent à se positionner, sait que les projecteurs seront braqués sur sa performance.

Il devra être en mesure d’offrir une partition haut-de-gamme pour permettre à Monaco de décrocher un neuvième match sans défaite consécutif, contre la meilleure équipe de l’Hexagone.

“J’essaie de progresser”, assure le Monégasque. “Je travaille tous les jours pour cela. Je suis content de ma situation. Certes, mon nouveau statut m’oblige à être encore plus leader, sur et hors du terrain. Mais ça ne change pas ma nature. Je reste le même avec mes coéquipiers et le staff, à l’écoute des conseils.”

“Ne pas qu’il s’éparpille”

C’est “son humilité et sa capacité de travail” que Niko Kovac continue d’apprécier chez son joueur. “On a beaucoup parlé de lui”, assure le coach. “Son développement est bon. Il a beaucoup travaillé pour cela, avec humilité. Il veut continuer d’apprendre à chaque entraînement. Mais aussi hors du terrain, il veut comprendre avec des vidéos ce qui fonctionne et ce qu’il doit faire pour progresser. Il est important qu’il ne change pas.”

Depuis l’arrivée de Kovac, Tchouameni s’est toujours mis au niveau requis pour franchir les paliers. Lorsqu’il a été appelé en équipe de France A, l’entraîneur croate, ancien capitaine de sa sélection, lui avait décrit ce qui allait se passer. Tchouameni a su s’imposer sans dénaturer sa personnalité.

Didier Deschamps apprécie cette maturité. Il voit dans l’ancien Bordelais un joueur capable de faire partie du groupe pour la prochaine Coupe du monde, aux côtés de Paul Pogba, N’Golo Kanté et Adrien Rabiot, trois hommes de base du milieu. Un secteur excessivement concurrentiel en France. Mais pour cela, Tchouameni ne peut se reposer sur ses lauriers.

“Il ne faut pas qu’il s’éparpille”, explique Kovac. “Il doit maintenir son niveau, être agressif, leader sur le terrain. Il est le meilleur milieu de terrain de France et international. Mais il sait qu’il doit progresser encore. Les projecteurs sont sur lui. S’il change, ce sera plus compliqué.”

27 frappes, 1 but

Joueur de champ monégasque le plus utilisé en L1 (1281 minutes), il est également celui qui a joué le plus de ballons (1139) et fait le plus de passes (901) de l’équipe. Il est aussi le Rouge et Blanc qui frappe le plus (27 fois depuis le début de saison, soit 1,69 tentative par match). Or, il n’a inscrit qu’un seul but et donné aucune passe décisive dans l’élite. Voilà un cap important à franchir.

Mais c’est surtout dans le registre du combat que Kovac l’attendra dimanche. “On devra répondre présent dans les duels offensifs ou défensifs”, prévient le joueur. “On aura beaucoup d’envie, de détermination pour gagner. Il faudra être hyper-concentré durant 90 minutes.”

Tchouameni sait que Monaco a la capacité de l’emporter. La saison dernière, l’ASM l’avait fait deux fois en Championnat (3-2 en Principauté, 2-0 à Paris).

“On en garde de très bons souvenirs”, se remémore le milieu. “J’en ai parlé avec Kylian (Mbappé) lors du match au Parc contre le Kazakhstan (8-0). On a ri ensemble. On avait fait de belles performance. On avait évolué un peu plus bas que d’habitude. Mais cette saison, les équipes sont différentes. On a une nouvelle histoire à écrire”.