L1: Paris entre foi et folie, Dijon retarde le couperet

L’attaquant argentin du Paris-SG, Mauro Icardi (g), fête son but avec l’attaquant français Kylian Mbappé lors du match de Ligue 1 à domicile contre Saint-Etienne, le 18 avril 2021
Par Jean DECOTTE / © 2021 AFP

“La victoire d’une équipe qui y croit”: le PSG a battu Saint-Etienne 3-2 dans un match fou dimanche en Ligue 1, revenant à un point du leader Lille, lors d’une 33e journée où Dijon, dernier, a battu Nice (2-0) et repoussé l’échéance d’une relégation.

Paris s’obstine et talonne Lille

C’est un succès qui vaut cher: en battant les Verts in extremis dimanche grâce à un doublé de Kylian Mbappé et un but salvateur de Mauro Icardi, le PSG a non seulement mis fin à sa pire série depuis 2007 à domicile en L1 (3 défaites d’affilée) mais aussi réalisé une belle opération comptable.

Voilà l’équipe de Mauricio Pochettino (2e, 69 pts) revenue à une petite longueur derrière le Losc (1er, 70 pts), frustré par Montpellier vendredi en ouverture du week-end (1-1).

Ce n’était pas gagné à un quart d’heure de la fin du match quand les héros de l’exploit européen réussi mardi face au Bayern Munich, en manque d’intensité, se sont retrouvés menés au score sur un but de Denis Bouanga (77e).

L’insatiable Mbappé s’est chargé de renverser la situation, d’un enchaînement splendide (79e) puis sur un penalty qu’il a lui-même obtenu et transformé (87e), portant son bilan en tête du classement des buteurs de L1 à 23 buts.

Mais l’égalisation opportuniste de Romain Hamouma (90e+1) a tout relancé, avant qu’Icardi, en manque de temps de jeu, ne se rappelle au bon souvenir de Pochettino d’une tête providentielle (90e+5).

“C’est une victoire sur la dernière action, je ne sais pas si c’est une victoire de champion, mais c’est la victoire d’une équipe qui y croit”, a savouré le technicien argentin.

Paris en profite pour rester en lice sur trois tableaux cette saison: en L1 à cinq journées de la fin, en Coupe de France avec un quart de finale contre Angers mercredi, et en Ligue des champions avec une alléchante demi-finale contre Manchester City dans dix jours (28 avril-4 mai).

Lens trébuche dans sa quête d’Europe

Lens, de son côté, doit défier le PSG le week-end du 1er mai et les Sang et Or savent que tous les points vont compter d’ici là.

A Brest dimanche, le RCL en a peut-être abandonné deux en concédant un nul heurté 1-1 qui fragilise sa 5e place, la dernière donnant accès à l’Europe: Lens (5e, 53 pts) reste talonné par Marseille (6e, 52 pts) et Rennes (7e, 51 pts).

La faute aux Brestois, qui ont ouvert le score grâce à Yannick Cahuzac contre son camp sur un corner au premier poteau de Jean Lucas (37e). Et même si Gaël Kakuta a égalisé sur penalty (72e), le match a fini sur une pluie de cartons rouges, avec l’exclusion de l’entraîneur lensois Franck Haise, puis celles de Steven Fortes, Jean Lucas et Simon Banza.

Dijon repousse l’échéance, Nîmes patine

Cela faisait douze journées d’affilée que Dijon n’avait pas gagné, record de L1 égalé, mais les Bourguignons ont eu un sursaut d’orgueil dimanche en battant Nice 2-0 à domicile, retardant l’échéance d’une relégation qui semble malgré tout inexorable.

Est-ce l’énergie du désespoir ? Au stade Gaston-Gérard, le DFCO a pris l’ascendant grâce à une frappe splendide de Fouad Chafik en lucarne (49e) puis un penalty du revenant Yassine Benzia (77e).

Toutefois, ce succès ne règle que provisoirement les problèmes de Dijon, toujours lanterne rouge avec 18 points, à 13 longueurs du barragiste Nîmes alors que seuls quinze points maximum restent à distribuer.

Pour les Nîmois, le nul contre Strasbourg (1-1) est rageant: alors qu’ils menaient après l’exclusion du défenseur adverse Frédéric Guilbert (47e) puis un penalty inscrit par Renaud Ripart (55e), Dimitri Liénard a égalisé sur un penalty transformé en deux temps (82e) et laissé les “Crocos” à la 18e place, celle du barragiste.

Enfin, pas de vainqueur entre Reims et Metz (0-0), qui restent tranquillement à l’abri dans le ventre mou.