L1: Opération tonnerre pour le Paris SG à Brest

Kylian Mbappe célèbre le second but parisien en finale de la Coupe de France contre Monaco le 19 mai 2021.
Par Emmanuel BARRANGUET / © 2021 AFP

Mille sabords! Le Paris Saint-Germain doit prendre plus de points à Brest que Lille à Angers s’il veut rester champion de France, dimanche (21h00), pour finir en apothéose une saison de Ligue 1 au suspense haletant jusqu’à la 38e et dernière journée.

Ce n’est pas le moment de faire le zouave. “Ça ne dépend pas de nous”, rappelle Kylian Mbappé, le buteur du PSG, promettant: “On va faire le travail de notre côté”, c’est-à-dire gagner à Francis-Le Blé et espérer que le SCO bouscule le Losc dans le même temps.

“Il faut toujours y croire. C’est un principe. On va essayer de gagner”, assure l’entraîneur Mauricio Pochettino.

Paris compte un point de retard (79 contre 80), mais une meilleure différence de buts (+56 contre +40) qui lui permettrait de doubler les Lillois en cas d’égalité.

Si les “Dogues” perdaient à Angers, un nul suffirait aux hommes de “Poche”. S’ils font match nul, le PSG est champion en gagnant à Brest.

Si le Losc et son talisman turc Burak Yilmaz gagnent en Anjou, alors les carottes seront cuites pour le PSG.

Mais “Paris a l’habitude de gagner des titres chaque année” et est paré psychologiquement pour ce genre de défi, rappelait l’entraîneur monégasque Niko Kovac au soir de la défaite de sa jeune équipe en finale de la Coupe de France (2-0), mercredi.

“Conditionnés pour gagner”

En effet, les joueurs du PSG ne sont pas des marins d’eau douce. “C’est très important de gagner toujours”, a noté Ander Herrera après la finale. “Quand je suis arrivé dans ce club, je savais que les possibilités c’était gagner ou gagner”.

“Nous, on est conditionnés pour gagner”, a renchéri Kylian Mbappé.

Justement, le meilleur buteur de Ligue 1 (26 buts) est en pleine forme. Il joue pleinement son rôle de locomotive depuis qu’il a raté le match à Rennes (1-1) pour cause de suspension, avec quatre buts sur ses trois dernières rencontres.

Le champion du monde, qui n’a toujours pas prolongé son contrat, retrouve son compère Neymar, suspension purgée, comme Presnel Kimpembe, également de retour.

Bref, Paris dispose de tout son arsenal, excepté l’Italien Marco Verratti, qui soigne son genou pour ne pas rater l’Euro, et pourrait être relayé non loin de Recouvrance par le “moussaillon” Herrera.

“Ce ne sera pas facile car Lille est très bon, prévient le milieu espagnol. Il faut essayer de gagner à Brest et avoir confiance en Angers, une équipe très professionnelle, pour le dernier match du coach”, Stéphane Moulin, après dix ans à la tête du SCO.

De leur côté, les Parisiens doivent se méfier des flibustiers de Brest, qui ont encore besoin d’un point pour être sûrs d’échapper à la place de barragiste.

Brest a chaud

“On a l’audace d’y croire”, a prévenu leur entraîneur Olivier Dall’Oglio.

Les “Ty Zef” ont longtemps cru tenir éloigné l’ectoplasme de la relégation grâce à une belle première moitié de saison, avec le plan de jeu audacieux concocté par Olivier Dall’Oglio.

Les Finistériens étaient 10es avec 26 points au soir de la 18e journée, soit 13 longueurs d’avance sur la place de barragiste. Ils ont notamment infligé à Lille sa première défaite de la saison (3-2).

En janvier ils se sont inclinés 3-0 au Parc des princes contre le PSG, en faisant bonne figure, puis une nouvelle fois 3-0 face aux Parisiens, cette fois à domicile en Coupe de France, début mars.

Depuis, les Brestois patinent, pour se retrouver au pied du mur avant la dernière journée. Si le PSG joue pour le titre, Brest a peur que le grand cric le croque.